Proche-orient: Pas d'accord avec les Palestiniens avant un an
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Proche-orientPas d'accord avec les Palestiniens avant un an

Benjamin Netanyahu estime qu'un éventuel accord de paix avec les Palestiniens ne pourra pas être conclu avant au moins un an.

par
saz
Benjamin Netanyahu a promis de s'opposer à un «mauvais accord».

Benjamin Netanyahu a promis de s'opposer à un «mauvais accord».

Tant que les deux camps n'acceptent le «cadre de négociations» proposé par Washington, un éventuel accord de paix avec les Palestiniens ne pourra pas être conclu avant au moins un an selon le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Et il a promis de s'opposer à un «mauvais accord». De retour des États-Unis, le Premier ministre israélien a insisté dans une interview diffusée dimanche par la radio israélienne sur le fait que les lignes directrices sur lesquelles travaille le secrétaire d'Etat John Kerry sont «un document américain reflétant les positions américaines».

Prendre des distances

En prenant ainsi ses distances, Benjamin Netanyahu compte notamment ménager les susceptibilités des ministres de son gouvernement les plus favorables à la colonisation dans les territoires occupés sur lesquels les Palestiniens entendent créer leur futur État. «Je pense que (le document de travail de John Kerry) peut être un moyen de faire avancer les pourparlers. Il nous faudra au moins un an pour aller au bout de ces négociations, mais je ne peux pas dire que les Palestiniens vont accepter ce document et je ne l'ai pas vu non plus», a-t-il déclaré. «Je m'opposerai (à un mauvais accord)», a insisté M. Netanyahu. «Je crois que j'ai montré pendant cette visite (aux Etats-Unis) et au cours des cinq dernières années que je tiens tête à toutes les pressions. La pression ne me fais pas bouger et je n'y céderai jamais», a-t-il dit.

Pas de gel de la colonisation

M. Netanyahu a par ailleurs de nouveau exprimé son opposition à un gel de la colonisation en Cisjordanie occupée réclamée par les Palestiniens pour faire avancer les négociations de paix. «Un gel ne changerait rien, nous avons déjà procédé à un gel dans le passé et cela n'a rien donné», a-t-il dit, en allusion au gel partiel de dix mois de la construction de logements dans les colonies de Cisjordanie en 2010. «A l'époque, certains ont pensé qu'un gel allait encourager les Palestiniens à avancer dans les négociations. Mais au bout de 10 mois de gel, ils sont venus à la table des négociations uniquement pour réclamer sa prolongation», a-t-il critiqué.

Selon des statistiques officielles israéliennes, le nombre de mises en chantier de logements dans les colonies juives de Cisjordanie a plus que doublé en 2013 par rapport à 2012. M. Netanyahu a donné cette interview jeudi alors qu'il se trouvait à Los Angeles après son entretien avec le président américain Barack Obama à la Maison blanche. Le président palestinien Mahmoud Abbas est attendu à son tour à Washington le 17 mars. (saz/ats)

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