Actualisé 15.01.2016 à 17:06

Suisse

Pas d'acheteur pour les résidences secondaires

De nombreuses résidences secondaires avaient été construites pour anticiper la limitation de leur nombre.

Photo d'illustration.

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photo: Keystone

Dans de nombreuses communes suisses, notamment en montagne, des réserves de résidences secondaires ont été construites en prévision des limitations introduites par la Lex Weber dès le 1er janvier dernier. Mais ces chalets et appartements , souvent luxueux, ne trouvent pas preneur et restent vides. Beaucoup restent vides.

À Grindelwald (BE), le président et entrepreneur Christian Anderegg, interviewé par la radio publique alémanique SRF, se montre pourtant optimiste. La demande reste élevée même pour des logements de plusieurs millions de francs. «Ils trouveront certainement preneurs dans les deux prochaines années».

Pour Claudio Saputelli, expert immobilier de l'UBS également interrogé par la SRF, le calcul n'était pas le bon. Les prix de ces constructions souvent luxueuses sont trop hauts dans la situation économique actuelle et les acheteurs se font rares, explique-t-il. Ils doivent baisser ces prochaines années, faute de quoi ces chalets et appartements resteront vides.

Les étrangers sont aussi moins intéressés par l'achat un bien immobilier en Suisse pour leurs vacances. En 2013, ils n'en ont acquis que 796, contre 1485 en 2006.

Fin du boom

Selon Claudio Saputelli, le boom de la construction arrive à son terme. «Le secteur subit les premiers effets de l'initiative pour la limitation des résidences secondaires, qui freinent la construction de logements», avait indiqué BAKBASEL en septembre 2015.

Depuis le 1er janvier 2016, la Confédération et l'Office fédéral du développement territorial (ARE) interdisent aux communes dont les résidences secondaires forment plus de 20% du parc de logements d'en construire de nouvelles. Environ 440 d'entre elles sont touchées par cette interdiction.

Dès 2017, la proportion de résidences secondaires dans chaque commune sera déterminée au moyen du Registre fédéral des bâtiments et des logements (RegBL). Les informations du contrôle des habitants pourront aussi être utilisées.

L'ARE conseille aux collectivités d'utiliser la période de transition pour intégrer dans le RegBL les habitations qui, selon la loi sur les résidences secondaires, sont considérées comme principales. Cela leur permettra de réduire le taux de résidences secondaires.

L'ARE contrôlera chaque année si le plafond est dépassé ou non. Les communes devront simplement tenir à jour leurs registres. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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