Incinérateur des Cheneviers: Pas d'impact sur la viande genevoise

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Incinérateur des CheneviersPas d'impact sur la viande genevoise

La viande genevoise ne souffre pas des émanations de dioxine de l'usine des Cheneviers.

L'Usine d'incinération des Chenevriers n'a pas d'impact sur l'alimentation.

L'Usine d'incinération des Chenevriers n'a pas d'impact sur l'alimentation.

Les denrées alimentaires d'origine animale produites à Genève peuvent être consommées en toute sécurité, selon une étude du Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV). L'usine d'incinération des Cheneviers est sans lien direct avec le faible niveau de contamination mesuré.

Achevé fin 2010, le rapport du SCAV a porté sur plus d'une centaine d'échantillons. Il démontre que les quantités de résidus de dioxines et de polychlorobiphényles (PCB) observées ne présentent aucun risque sanitaire pour la population, a communiqué jeudi le Département des affaires régionales, de l'économie et de la santé (DARES).

La recherche fait suite à une étude réalisée en 2008. Elle avait révélé une contamination des sols par des émissions de dioxines de l'usine des Cheneviers. Les quantités étaient conformes aux normes légales, mais pas négligeables, a relevé le chimiste cantonal Patrick Edder.

Le DARES s'était alors engagé à surveiller la production des denrées animales dans le canton. Ce dernier compte un cheptel de 2'804 bovins, 2'593 ovins, 1'980 porcs et 11'212 volailles.

Pas de lien direct

Entre mars 2009 et juillet 2010, les vétérinaires du SCAV ont prélevé 127 échantillons (83 bovins, 16 ovins, 8 porcs, 6 sangliers et 14 lots d'oeufs) provenant de 62 exploitations agricoles. Les résultats montrent qu'il n'y a aucun lien direct entre la proximité de l'usine des Cheneviers et les concentrations mesurées.

Dans l'ensemble, les niveaux de contamination des denrées genevoises sont inférieurs aux moyennes suisses. Seuls quatre échantillons ont montré des dépassements des valeurs de tolérance. Des cas isolés ou non destinés à la consommation, selon le SCAV.

Contrôle des importations

Une première étude avait été menée sur un éventuel rapport entre la proximité des Cheneviers et les occurences de cancers dans la région. Publiée en 2009, elle n'avait décelé aucun lien de causalité.

Au vu du constat favorable sur la qualité des denrées alimentaires genevoise, le SCAV poursuit désormais son travail de contrôle sur les denrées animales d'importation. Il répond ainsi à la récente crise des aliments pour animaux contaminés à la dioxine en Allemagne.

(ats)

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