Actualisé 26.11.2015 à 12:33

Suisse

Pas d'octroi de crédits et d'hypothèques pour Postfinance

Le Conseil fédéral juge prématuré de discuter d'une privatisation partielle de Postfinance qui n'est soumis à la législation bancaire que depuis deux ans et demi.

La licence bancaire de Postfinance ne sera pas étendue aux crédit et aux hypothèques.

La licence bancaire de Postfinance ne sera pas étendue aux crédit et aux hypothèques.

Postfinance ne devrait pas pouvoir octroyer des crédits et des hypothèques dans un proche avenir. Le Conseil fédéral juge prématuré de lever cette interdiction. Ce n'est toutefois pas l'avis de 19 conseillers aux Etats de tous bords politiques, emmenés par Roberto Zanetti (PS/SO).

La Poste a été transformée mi-2013 en une société anonyme de droit public et Postfinance transférée dans une société anonyme. Dans la révision de loi qui préparait cette réforme, le Parlement a interdit à l'établissement financier de réinvestir les fonds sur le marché suisse des crédits et des hypothèques.

Dans une motion, Roberto Zanetti demande de revenir sur cette décision. Il estime que la situation a évolué. La Banque nationale (BNS) a classé Postfinance parmi les banques d'importance systémique, ce qui crée une garantie étatique implicite. L'établissement est désormais contraint de réduire immédiatement ses risques économiques.

L'interdiction d'octroyer des crédits ou des hypothèques l'a par ailleurs obligé à investir de manière disproportionnée à l'étranger et à déposer des montants trop élevés auprès de la BNS. Et certains clients de Postfinance, dont des PME, sont obligés de gérer des comptes auprès de différents instituts financiers.

Selon le socialiste, cette exclusion du marché est un anachronisme et n'est pas digne d'une économie véritablement libre. Rendu plus concurrentiel, Postfinance pourrait offrir des avantages supplémentaires à la Confédération, à ses clients et à l'économie.

Dans sa réponse publiée jeudi, le Conseil fédéral estime que l'établissement financier a réussi à se profiler de manière compétitive malgré les exigences réglementaires accrues et les bas taux d'intérêt actuels. Rappelant que le Parlement avait tranché en connaissance de cause et que Postfinance n'est soumis à la législation bancaire que depuis deux ans et demi, il juge prématuré de discuter d'une privatisation partielle. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!