Téléphones portables – Pas davantage de tumeurs cérébrales chez les jeunes
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Téléphones portablesPas davantage de tumeurs cérébrales chez les jeunes

Une étude sur les cancers chez les enfants et les ados ne montre pas d’augmentation des tumeurs du cerveau avec l’utilisation des smartphones.

L’usage du smartphone n’induit pas une hausse des cas de cancer du cerveau.

L’usage du smartphone n’induit pas une hausse des cas de cancer du cerveau.

Getty Images/iStockphoto

L’étude porte le nom de «Mobi-Kids» et a été menée auprès de 900 enfants, ados et jeunes adultes dans 14 pays. «Notre étude ne fournit aucune preuve d’un lien de cause à effet entre l’utilisation des smartphones et les tumeurs cérébrales auprès de ces personnes», écrivent les auteurs. Cette étude n’a pas eu beaucoup d’écho médiatique, relève un épidémiologiste suisse qui ajoute que si les conclusions avaient été positives, l’étude aurait fait grand bruit, comme le rapporte la «SonntagsZeitung».

Dans le détail, les participants à la recherche sont âgés de 10 à 24 ans et ont été atteints de tumeur cérébrale entre 2010 et 2015. Près d’un quart d’entre eux a utilisé un téléphone portable pendant plus de dix ans contre la moitié dans le groupe des 20-24 ans. Pour déterminer le risque de tumeurs, les chercheurs ont comparé les données de chaque patient cancéreux avec celles de personnes de contrôle ayant le même âge, la même date de diagnostic et provenant de la même région de l’étude. C’est la méthode dite d’étude de cas témoins.

Même un effet protecteur

Surprenant, du moins à première vue: les téléphones cellulaires sembleraient même protéger les usagers des tumeurs cérébrales! Plus ils sont utilisés, plus le risque de cancer diminuerait. Mais après étude, cet effet «protecteur» n’est pas avéré.

Avant «Mobi-Kids», l’étude «Interphones» avait levé les doutes concernant le lien entre smartphone et cancer. Mais les données concernant les jeunes étaient lacunaires. Même les membres de l’association Médecins en faveur de l’Environnement, critiques envers la téléphonie mobile, se réjouissent des résultats de l’étude et le fait que les auteurs de «Mobi-Kids» ne peuvent pas exclure un faible risque.

Pas davantage de risque avec la 5G

L’épidémiologiste Martin Röössli et ses collaborateurs ont récemment montré que la fréquence des tumeurs du cerveau était restée constante malgré le boom de l’utilisation des portables. Seule la tranche d’âge des 70 ans et plus a connu une nette augmentation en une décennie. Et la technologie de la 5G ne va pas changer la donne. En raison des fréquences plus élevées, moins de rayonnement peut traverser la peau et atteindre les tissus du cerveau.

(jbm)

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