Actualisé 24.11.2009 à 20:26

Enquêtes sur les matches truquésPas de carton jaune pour les arbitres suisses

Aucun arbitre suisse n'est soupçonné dans l'enquête des matches truqués.

L'annonce du Ministère public de la Confédération a fait le bonheur d'Urs Meier, chef des directeurs de jeu. Qui entend toutefois redoubler d'efforts pour les années à venir.

Q: Urs Meier, vous devez être soulagé après les révélations du Ministère public.

R: «C'est en effet la confirmation de ce que je pensais et espérais. Mais nous ne pouvons jamais pas être sûr à 100%. C'est pourquoi je me sens soulagé. Malgré cela, ce scandale a également des conséquences pour nous.»

Q: De quelle sorte ?

R: «Nous devons faire encore plus attention. Lors d'appels suspects, comme ceux dont ont parlé des joueurs, nous devons réagir immédiatement. Et je dois bien le reconnaître, cela n'a jamais été le cas par le passé.»

Q: Aviez-vous eu vent de matches truqués ?

R: «Non, c'est tombé du ciel. Cela a été une surprise pour tous les arbitres. J'en ai discuté avec ceux qui avaient officié durant les rencontres suspectes, et aucun n'a eu de doute. Nous sommes tous choqués, d'autant que nous nous engageons pour l'honnêteté et le fair-play.»

Q: Comme les joueurs de Challenge League, les arbitres ne gagnent pas beaucoup d'argent...

R: «Ce n'est pas, pour moi, une question de salaire, mais de caractère. Dans le cas de Hoyzer (ndlr: l'arbitre au coeur du scandale de 2004 en Allemagne), il semble qu'il était vulnérable à ce moment-là. Nous devons prendre en compte ce paramètre. Le caractère doit être un critère important au moment des promotions d'arbitres. La personnalité sera étudiée. C'est pour cela que j'étais convaincu de la droiture de mes arbitres suisses.»

(ats)

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