Fraude au certificat Covid-19 - Pas de cas avéré de corruption en Suisse romande
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Fraude au certificat Covid-19Pas de cas avéré de corruption en Suisse romande

Si des affaires d’achats de pass sanitaire sans se faire vacciner font scandale en France, seule une tentative a été enregistrée, dans le canton de Vaud.

par
Frédéric Nejad Toulami
Patrick Martin/24Heures

Les médias français recensent depuis quelques jours des cas de vaccinations fantômes avec obtention d’un pass sanitaire contre de l’argent. Un tel phénomène épargne-t-il nos contrées? Des rumeurs de tentatives de corruption similaires au moment de se faire piquer nous sont parvenues.

Porte-parole du Département vaudois de la santé, Chrystel Domenjoz déclare que «le Canton a eu connaissance d’au moins une tentative d’une personne ayant proposé de l’argent pour obtenir un certificat Covid, avant de finalement accepter la vaccination. Le phénomène reste marginal à notre connaissance.»

Licenciement et dénonciation pénale à la clé

Elle rappelle que tout membre du personnel des centres de test ou de vaccination qui accepterait de l’argent contre un faux certificat Covid serait immédiatement licencié et dénoncé devant les autorités compétentes de poursuite pénale. Une personne offrant de l’argent contre un faux certificat Covid sera aussi dénoncée à la police, l’infraction étant pénale. Le Canton de Vaud dit avoir mis en place des mesures de sécurité informatiques visant à réduire un tel risque.

Employés jamais affectés au même box à Genève

Du côté de Genève, la pharmacienne cantonale Nathalie Vernaz-Hegi assure qu’aucun cas de fraude avéré n’a été recensé. «Il y a un flux régulier d’employés sélectionnés qui ne sont jamais affectés en permanence au même box où les gens viennent se faire piquer, décrit-elle. Et chaque employé qui est autorisé à créer des certificats Covid a signé au préalable une charte lui rappelant ses droits et devoirs. Toute son activité est tracée par l’Office fédéral de la santé qui peut retrouver les certificats qu’il a émis», décrit Nathalie Vernaz-Hegi. Elle concède cependant qu’on ne peut exclure toute tentative malgré cela.

Une peine d’emprisonnement est prévue dans la loi, tant pour le fabricant du faux document que pour la personne qui l’utilise.

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