Hockey - LNA: Pas de défenseur étranger, une révolution à Berne
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Hockey - LNAPas de défenseur étranger, une révolution à Berne

Guy Boucher sera le premier entraîneur du CP Berne depuis 30 ans à se lancer dans un championnat sans joueur importé derrière.

par
Frédéric Lovis

Roche, Kinrade, Sirén ou encore l'inoubliable et specta¬culaire Ruotsalainen: depuis l'instauration des play-off (1985-1986), les défenseurs étrangers ont, sans discontinuer, garni les rangs du CP Berne. Cette particularité a contribué aux sept titres de champion de Suisse remportés depuis par les Fédéraux. Elle va prendre fin mercredi, «la faute» à Guy Boucher. Le Québécois a préféré miser sur un quatuor d'attaquants pour dynamiser son ¬offensive. Une attaque qui a connu de grandes difficultés la saison dernière, en play-off, pour faire trembler les filets de Lausanne en quarts de finale, puis du futur champion Davos en demi-finale.

En leur faveur: Finances, public, encadrement, infrastructures, profondeur du contingent, dimension politique: à la base, tout parle en faveur de la plus puissante organisation de Suisse. Dans un tel environnement, le couac vécu en 2013-2014 (participation aux play-out, du jamais-vu depuis 1988) ne peut arriver qu'une fois tous les tremblements de terre. Or, quand Berne termine parmi les huit, il devient à chaque fois l'adversaire auquel personne ne souhaite se frotter.

En leur défaveur: La qualité des performances livrées par Marco Bührer a tendance à s'étioler depuis 2013 et le dernier sacre. Si le constat se confirme, Janick Schwendener (23 ans), engagé à l'intersaison, paraît encore un peu tendre pour mener les Fédéraux vers la seule chose qui les intéresse, le titre. Autre interrogation de poids: que vaudra cette arrière-garde amputée cette saison de cet étranger souvent si important?

Pronostic, 3e: Humilié en 2013-2014, sur la voie de la rédemption la saison dernière, Berne est en passe de retrouver sa place toute désignée dans le hockey suisse, qui ne peut se situer que vers les sommets de la hiérarchie.

Le point d'interrogation

Guy Boucher en a agacé plus d'un cet été du côté de la capitale. Ses appels du pied incessants en direction de la NHL (il a été tout proche de s'engager aux Toronto Maple Leafs) ont fait jaser, même s'il en avait contractuellement le droit. N'a-t-il pas envoyé un signal trop négatif à ses joueurs et à son employeur?

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