Genève: Pas de fusion entre les hommes du feu
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GenèvePas de fusion entre les hommes du feu

Jugé trop coûteux par un audit, le rapprochement entre les pompiers de Cointrin et ceux de la Ville ne se fera pas. La nouvelle caserne de l'aéroport est menacée.

par
jcu

Les pompiers de la Ville de Genève et ceux de Cointrin ne fusionneront pas. Telle est la décision prise par le conseil d'administration de Genève-Aéroport à la suite d'un audit. Ce dernier a évalué le projet comme étant trop cher et peu concluant, selon la «Tribune de Genève». Les discussions avaient été lancées en 2008 par le conseiller administratif alors en place Pierre Maudet et le président du conseil d'administration de l'aéroport François Longchamp.

D'après l'audit, le regroupement des effectifs du Service d'incendie et de secours (SIS) et du Service de sécurité de l'Aéroport (SSA) aurait été trop «coûteux et complexe». En effet, aligner les conditions de travail des pompiers de Cointrin sur celles des SIS aurait coûté 25,7 millions. Ce chiffre comprend la recapitalisation de la caisse de pension des hommes du SSA, qui quitteraient la caisse cantonale (CIA) pour rejoindre celle des communes (CAP), et la baisse de l'âge du départ à la retraite des hommes du feu de l'aéroport, de 62 ans à 57 ans, pour s'aligner sur les pompiers de la Ville.

Pas de nouvelle caserne?

Le projet de la nouvelle caserne de l'aéroport à Palexpo est quant à lui en suspens. Il est mis en cause par l'audit pour son coût trop élevé (65 millions) du fait du maintien d'un dispositif à Cointrin. Celui-ci est obligatoire pour respecter les normes de sécurité de l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC).

Guillaume Barazzone, successeur de Pierre Maudet, indique prendre acte de cette décision. «Elle va permettre à la Ville de se concentrer sur ses discussions avec les autres communes en vue de constituer un établissement public autonome pour accueillir le SIS.» Du côté de Genève-Aéroport, on souligne que «l'idée de départ était intéressante. Mais examen fait, on s'aperçoit que fusionner coûterait très cher, beaucoup plus que prévu. Il valait mieux arrêter», réagit le porte-parole Bertrand Stämpfli.

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