Zoug: Pas de GHB dans les cheveux de Spiess-Hegglin
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ZougPas de GHB dans les cheveux de Spiess-Hegglin

Aucune trace de la drogue du violeur n'a été détectée dans les analyses de la députée verte au Parlement zougois. Elle accuse son homologue UDC Markus Hürlimann d'avoir abusé d'elle en décembre.

Jolanda Spiess-Hegglin n'avait plus aucun souvenir de sa soirée après les faits. Markus Hürlimann avait été arrêté trois jours plus tard.

Jolanda Spiess-Hegglin n'avait plus aucun souvenir de sa soirée après les faits. Markus Hürlimann avait été arrêté trois jours plus tard.

Les échantillons testés à l'Institut de médecine légale de l'Université de Zurich ne fournissent aucun indice d'une prise d'acide gamma-hydroxybutyrate (GHB) par l'écologiste de 34 ans. Les extraits de sang et d'urine n'ont pas non plus affiché de substances stupéfiantes ou étourdissantes, ont souligné lundi les autorités cantonales de poursuite pénale.

La présence éventuelle de GHB a fait l'objet d'un examen supplémentaire sur des cheveux. Les premiers tests sanguins et urinaires de janvier, négatifs, avaient en effet peu de pertinence: ils avaient été réalisés près de 20 heures après les faits présumés, alors que le GHB n'est plus détectable dans le sang après 6 à 8 heures et dans l'urine après 10 à 12 heures.

L'affaire n'est toutefois pas encore réglée. L'enquête pénale pour délits possibles contre l'intégrité sexuelle se poursuit. Le Ministère public a auditionné de nombreuses personnes et analyse leurs déclarations.

Fête très arrosée

La députée verte Jolanda Spiess-Hegglin accuse Markus Hürlimann (UDC), lui aussi député au parlement cantonal, d'avoir abusé d'elle. Les faits se seraient produits après la fête très arrosée célébrant l'élection du président du gouvernement Heinz Tännler (UDC) dans la nuit du 20 au 21 décembre 2014.

Au matin, la politicienne n'avait plus aucun souvenir de la fin de la soirée. Ressentant des douleurs dans le bas-ventre, elle s'est rendue à l'hôpital pour faire des analyses de sang et d'urine. L'hôpital a alerté le Ministère public qui a ouvert une enquête, sans plainte de la victime présumée, car les faits soupçonnés sont poursuivis d'office.

Markus Hürlimann a depuis quitté la présidence de la section cantonale de l'UDC. Il demeure par contre en poste au Parlement zougois, tout comme Jolanda Spiess-Hegglin. (ats)

«Il ne fallait pas s'attendre à quelque chose d'autre»

Jolanda Spiess n'a pas voulu s'exprimer personnellement sur les échantillons testés par l'Institut de médecine légale de l'Université de Zurich. Elle a néanmoins fait savoir via son avocat: «Il ne fallait pas s'attendre à quelque chose d'autre.» Jolanda affirme également qu'elle n'est pas surprise par le résultat. «Après les discussions menées avec les toxicologues de l'Institut de médecine légale, ma cliente savait que les chances d'obtenir un résultat positif étaient maigres.»

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