Actualisé 14.03.2015 à 23:21

Play-off de LNA

Pas de happy end pour «Hollywood» Schläpfer

Le miracle n'a pas eu lieu pour les Biennois. Battus 5-2 à Zurich, ils n'ont jamais vraiment pu espérer une autre issue que l'élimination.

de
Grégory Beaud, Zurich
Les Lions étaient trop forts, samedi soir au Hallenstadion.

Les Lions étaient trop forts, samedi soir au Hallenstadion.

Lors de l'acte I de cette série, Marc Crawford, entraîneur de Zurich, avait copieusement insulté Kevin Schläpfer, son homologue seelandais. Entre plusieurs mots fleuris, le coach des Lions avait reproché son côté théâtral au chef de meute biennois. «Hollywood» était revenu à plusieurs reprises dans la bouche du volubile entraîneur zurichois. Sûr que Kevin Schläpfer aurait souhaité un scénario de cinéma à ce dernier acte. Sur écran géant, son équipe, menée 4-1 après 40 minutes, aurait trouvé un moyen de revenir au score pour finalement s'imposer sur une dernière action de Manuel Gossweiler. Une poussée rageuse ponctuée par un but heureux.

«Bien loin de gagner»

Hélas, la froide réalité de ce match VII n'a pas laissé de place aux romantiques et aux happy-end à l'eau de rose. «Soyons réalistes, a tempéré Par Arlbrandt. Ce soir, nous étions bien loin de réaliser quoi que ce soit. Je ne sais pas pourquoi, mais nous avons été très loin de jouer à notre réel niveau.» Le chasseur de buts suédois peine à trouver des excuses pour cette défaite: «Je ne peux même pas dire que Zurich a fait un gros match. Nous avons simplement été largement en-dessous.»

Zurich, coutumier de ces matches couperets, n'a pas pris son adversaire de haut, comme cela peut parfois lui arriver. Les Lions ont été sérieux, déterminés, réalistes. Face à une telle machine, les Seelandais ont bien essayé de régater. Mais ils ont dû se rendre à l'évidence. Pousser l'armada du Hallenstadion à un septième match était déjà un exploit gigantesque. «C'est difficile d'avoir des regrets, a remarqué Kevin Schläpfer. C'était une série magnifique et je n'arrive pas à être triste. Déçu, oui. Ce soir, j'ai l'impression que Zurich n'a pas réalisé un match si incroyable que cela.»

Rêves envolés

Remporter la série loin de ses bases n'aurait été possible que dans un film au scénario alambiqué. Pour la 5e fois de rang, Zurich s'en est sorti par les poils. Comme l'année passée face à Lausanne en quart de finale (1-0) et Genève en demi-finale (4-0). «Je ne connaissais pas leur historique, mais effectivement ils semblent avoir une certaine expérience en la matière, a convenu Par Arlbrandt. Nous, de notre côté, nous avons été bien trop naïfs, ce soir.» Un constat sec qu'appuie Kevin Schläpfer: «Durant les 20 premières minutes, nous avons concédé plus de contre-attaques que durant la quasi totalité des 6 premiers matches. Dans ces conditions, c'était impossible d'espérer autre chose.»

Ainsi Bienne ne rejouera plus dans son Stade de Glace. Jeudi, dans l'euphorie de la victoire lors de l'Acte VI, Kevin Schläpfer avait promis un autre match dans la vétuste enceinte. Une rencontre de demi-finale. Aucun doute, le «Hockeygott» avait déjà un scénario en tête pour la venue du rival cantonal bernois. Avec un peu d'imagination, «Hollywood» Schläpfer se serait même vu chatouiller les Ours. La réalité, elle, est toute autre. En septembre, Bienne écrira les premières pages d'une nouvelle histoire, dans sa nouvelle patinoire. Avec, cette fois-ci, un happy-end? «On va bosser dur, a promis Simon Rytz, gardien héroïque. Je ne sais pas si c'est possible de travailler plus encore, car cette saison tout le monde a tout donné.»

En demi-finales, dès mardi, les Bernois affronteront Davos et Genève-Servette s'en ira à Zurich.

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