Berne: Pas de jouet pour les enfants de requérants
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BernePas de jouet pour les enfants de requérants

Des politiciens critiquent les conditions de vie du centre d'hébergement d'urgence d'Hochfeld (BE). Les enfants des requérants seraient même interdits de la place de jeux avoisinante.

par
Olivia Fuchs
Vingt-quatre enfants habitent dans le centre d'hébergement d'Hochfeld (BE).

Vingt-quatre enfants habitent dans le centre d'hébergement d'Hochfeld (BE).

Pas de jouets, une mauvaise alimentation et des installations sanitaires sales: les conditions de vie qui règnent au centre d'hébergement d'urgence d'Hochfeld dans le canton de Berne seraient misérables. Des politiciens de gauche ont déposé une motion à ce sujet. «Apparemment, les enfants des requérants du centre n'ont pas le droit d'aller jouer sur la place de jeux avoisinante», critique la conseillère municipale bernoise Cristina Anliker-Mansour. Cette interdiction aurait été prononcée après que deux enfants y auraient fait leur besoins.

Conditions inacceptables

Le centre héberge 24 enfants entre 1 et 15 ans. Ces derniers n'auraient quasiment pas d'espace pour eux et seraient constamment exposés aux discussions et à la vie sexuelle des adultes. «Ces conditions sont strictement inacceptables», déplore Cristina Anliker-Mansour. Elango Kanakasundaram, de «Bleiberecht Bern» (en centre qui s'engage pour le droit de rester en Suisse des requérants) est du même avis: «La situation ne peut pas être tolérée.»

Rendez-vous annulé

Afin de se faire une image concrète, la conseillère municipale bernoise a souhaité visiter le centre avec une délégation de politiciens issus de différents partis. Le rendez-vous avait été fixé le 7 juin, mais la coordinatrice cantonale en matière d'asile, Iris Rivas, l'a annulé en dernière minute. «Malgré plusieurs demandes, je n'ai toujours pas eu de nouveau rendez-vous», a affirmé Cristina Anliker-Mansour à «20 Minuten». Selon cette dernière, cela prouve que quelque chose ne tourne pas rond. Contactée par nos collègues alémaniques, Iris Rivas n'a pas voulu s'expliquer.

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