04.05.2020 à 11:22

Allemagne

Pas de jugement pour la Love Parade meurtrière

Le coronavirus empêche de rendre un jugement dans les délais au sujet de la manifestion au cours de laquelle 21 personnes avaient péri en 2010 à Duisbourg.

Les victimes étaient mortes étouffées aux abords d'un tunnel, unique accès au terrain d'une ancienne gare qui hébergeait ce festival de techno.

Les victimes étaient mortes étouffées aux abords d'un tunnel, unique accès au terrain d'une ancienne gare qui hébergeait ce festival de techno.

Keystone

Un tribunal allemand a mis un terme au procès de la Love Parade meurtrière de Duisbourg, lors de laquelle 21 personnes étaient mortes en 2010. La pandémie de coronavirus empêche de rendre un jugement dans les temps impartis.

Le tribunal de cette même ville de l'ouest de l'Allemagne avait interrompu mi-mars ce procès géant, débuté en 2017, et placé un juge en quarantaine en raison de suspicion d'infection au Covid-19. Il avait alors proposé début avril d'abandonner la procédure contre les trois dernières personnes poursuivies, car un jugement avant le 27 juillet, date à laquelle les faits seront alors prescrits, s'avérait de plus en plus improbable.

Accord des principaux intéressés

Le ministère public et les trois accusés, des salariés de l'organisateur de la Love Parade soupçonnés d'homicide et blessures par négligence, avaient donné leur accord, à l'inverse des parties civiles dont l'avis n'était pas contraignant. «Il est actuellement impossible de savoir quand et comment les audiences pourront se poursuivre», avait notamment indiqué le tribunal.

Vingt-et-une personnes, âgées de 17 à 38 ans, étaient mortes étouffées aux abords d'un tunnel, unique accès au terrain d'une ancienne gare qui hébergeait ce festival de techno. Quelque 650 personnes avaient également été blessées. Le drame, survenu le 24 juillet 2010, a profondément marqué le pays.

Les prévenus, 10 au départ puis seulement trois depuis 2019, étaient défendus par une trentaine d'avocats au total et risquaient une peine allant jusqu'à cinq ans de prison ferme. La partie civile rassemblait une quarantaine de personnes, représentées par 29 avocats. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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