Vaud: Pas de libération pour la harceleuse

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VaudPas de libération pour la harceleuse

Le Tribunal cantonal a rejeté l’appel d’une quadragénaire souffrant d’une maladie mentale.

par
Frédéric Nejad Toulami
Des standards d’urgence étaient constamment dérangés. (photo d’illustration)

Des standards d’urgence étaient constamment dérangés. (photo d’illustration)

20min

Les juges cantonaux ont refusé la demande d’une femme de pouvoir sortir de prison. Souffrant d’une maladie mentale, elle avait été condamnée à 9 mois de privation de liberté l’an passé en raison de ses centaines d’appels par jour au standard du CHUV qui avaient entravé l’activité des Urgences psychiatriques vaudoises de 2018 à 2019; jusqu’à 600 téléphones en 24 heures en juin 2019. Des polices locales lémaniques n’avaient pas été épargnées non plus.

Des traitements ambulatoires avaient été tentés, en vain. Avocate du CHUV, Me Odile Pelet se dit satisfaite de cette décision, car le risque de récidive après une libération et sans un suivi médical en institution était élevé. Et l’expert psychiatre recommandait une prise en charge en milieu fermé pour aider au mieux cette patiente à l’AI.

Ingérable en prison l’an passé

Malgré des soins et un suivi psy en prison l’an dernier, elle avait mis les nerfs des membres du personnel de la Tuilière, à Lonay (VD), à rude épreuve. Ils avaient été insultés, parfois agressés, et sollicités jusqu’à 200 fois par jour. La condamnée y avait même bloqué des interphones. Son comportement avait aussi irrité ses codétenues et provoqué des bagarres.

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