Scandale alimentaire: Pas de nouveau cas découvert en Suisse

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Scandale alimentairePas de nouveau cas découvert en Suisse

Hormis les lasagnes de Coop déjà retirées du marché, aucun nouveau cas de viande de cheval non déclarée n'a été découvert en Suisse. Les contrôles se poursuivent.

Alors que le scandale ébranle toute l'Europe, les chimistes cantonaux ont passé à la loupe une série d'échantillons de type lasagnes, cannelloni, cevapcici, sauce bolognaise et hamburgers. Les analyses ont été menées dans les laboratoires cantonaux d'Argovie, de Berne, de Vaud, de Saint-Gall et de Zurich.

Les chimistes ont utilisé la technique génétique dite de la PCR en temps réel. Les coûts de l'opération s'élèvent à quelque 50'000 francs, a précisé le président de l'association, Otmar Deflorin, vendredi devant la presse.

Résultat: aucune trace de viande de cheval n'a été trouvée. Les lasagnes de Coop contenant de la viande de cheval n'ont pas été analysées, car elles n'étaient déjà plus en vente au moment de la collecte des échantillons. Le grand distributeur a pu réagir rapidement, s'est félicité M.Deflorin.

Même si on ne peut jamais exclure aucun risque, les consommateurs peuvent partir du principe qu'il n'y a pas produits en Suisse qui contiendraient de la viande chevaline non déclarée, selon lui. Les chimistes cantonaux ont été efficaces et ont pu mener des analyses compliquées en quatre jours, a-t-il souligné.

Poursuite des contrôles

Les entreprises concernées maîtrisent en outre leurs procédures d'autocontrôle, a estimé M. Deflorin. Les chimistes cantonaux ont d'ailleurs vérifié les contrôles internes de certains importateurs et grands distributeurs ainsi que la traçabilité de leurs produits. Ces inspections n'ont révélé aucune irrégularité.

Les travaux ne sont pas terminés pour autant. Une campagne visant à détecter l'éventuelle présence de médicaments, dont le phénylbutazone actuellement en cause en Europe, dans la viande de cheval est actuellement en cours. Son lancement avait déjà été décidé l'an dernier, a précisé M.Deflorin.

Et d'insister sur le fait que les laboratoires cantonaux n'en sont pas à leur coup d'essai. Ils mènent des contrôles réguliers depuis dix ans qui ont parfois débouché sur des mesures. Ils ont ainsi vérifié que les saucisses de veau contiennent bel et bien au moins 50% de veau ou que la viande sans porc est effectivement sans trace porcine.

Avec l'UE

La Suisse va en outre s'associer aux séries de contrôles qui vont être lancés au niveau européen. Elle est présente à la réunion qui se tient vendredi à Bruxelles, a précisé Michael Beer, de l'Office fédéral de la santé publique. L'affaire n'est pas terminée. Berne est très intéressée à travailler avec l'UE pour faire toute la lumière.

Selon lui, la solution au problème ne réside pas en premier lieu dans des règles plus strictes sur l'étiquetage. Davantage de description d'un produit n'apporte pas forcément plus de sécurité. La polémique actuelle est liée à une escroquerie, a-t-il noté. Ce qu'il faut, ce sont des contrôles efficaces. Et il est important à ce titre de disposer d'un réseau international. (ats/afp)

Le patron de Spanghero: «On va faire la preuve de notre innocence»

Le président de l'entreprise française Spanghero S.A, mise en cause dans le scandale de la viande de cheval en Europe, a estimé vendredi que le gouvernement français était «allé un peu vite» en l'accusant. Il a ajouté que «la magouille» venait «d'ailleurs». «On va faire la preuve de notre innocence» «Je sais pas qui c'est, mais ce n'est forcément pas nous. Je suis sidéré. Je pense qu'on va faire la preuve de notre innocence», a déclaré Barthélémy Aguerre sur Europe 1.

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