Genève: Pas de nouvelle enquête sur le saccage de la ville
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GenèvePas de nouvelle enquête sur le saccage de la ville

Le Parlement a refusé jeudi de créer une commission d'enquête parlementaire sur la manifestation sauvage du 19 décembre.

La manifestation sauvage qui a dégénéré le 19 décembre à Genève ne fera pas l'objet d'une commission d'enquête parlementaire. Le Grand Conseil estime que la commission de contrôle de gestion, qui s'est déjà penchée sur le sujet, suffit pour faire toute la lumière sur l'action de la police.

UDC et MCG minoritaires

Deux motions, l'une du MCG et l'autre de l'UDC, demandaient la création d'une commission d'enquête ad hoc pour faire un rapport sur les émeutes du 19 décembre. Elle devait aussi étudier les dysfonctionnements qui ont permis le déroulement de la manifestation sauvage. Les deux textes ont été refusés par tous les autres partis lors d'une séance extraordinaire du Grand Conseil jeudi après-midi.

Comme l'a rappelé l'écologiste Sophie Forster Carbonnier, la commission de contrôle de gestion qu'elle préside a discuté du problème le lundi suivant la manifestation. Elle a auditionné le conseiller d'Etat Pierre Maudet, en charge de la Sécurité, et la cheffe de la police Monica Bonfanti. Une sous-commission a été créée.

Pierre Maudet a répété que ce qui s'est passé en décembre est inadmissible. Il a aussi dénoncé une inversion des priorités dans ces deux motions qui s'intéressent à l'inaction de la police au lieu de l'identité des casseurs. Reste que ces événements pourraient avoir pour conséquence une hausse des effectifs, a-t-il souligné.

Aucune arrestation à ce jour

Le 19 décembre, alors que Genève faisait face à une menace terroriste accrue, une manifestation non autorisée contre les coupes budgétaires dans la culture alternative a réuni 500 personnes, dont une cinquantaine de membres du Black Block. Des commerces avaient été vandalisés et la façade du Grand Théâtre souillée avec de l'huile de vidange.

Un rapport demandé par le ministre de la Sécurité a mis en évidence une erreur d'appréciation de la police quant à l'ampleur de la manifestation. La justice a par ailleurs ouvert une enquête à la suite de ces événements. Personne n'a été, à ce jour, interpellé. (ats)

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