Actualisé 11.03.2013 à 16:46

Vaud

Pas de place à l'hôpital pour son enfant malade

Une mère pousse un cri du cœur. Depuis janvier, elle se bat pour une prise en charge médicale de son fils.

de
Caroline Gebhard
L'épilepsie de Logan a été diagnostiquée à l'âge d'un an et demi.

L'épilepsie de Logan a été diagnostiquée à l'âge d'un an et demi.

A force de porter son petit Logan à bout de bras, Caroline a fini par mettre sa propre santé en danger. La semaine der­nière, elle s'est résolue à confier son fils de 6 ans, atteint d'une épilepsie sévère, à une unité d'accueil temporaire. A ses frais et pour trois jours, histoire de souffler un peu.

Cette décision, Caroline l'a prise après des semaines passées à attendre, en vain, une hospitalisation pour Logan. Depuis Noël, l'état de son enfant s'est détérioré. «Il a développé des troubles à cause de ses médicaments. Il ne pouvait plus aller aux toilettes et avait des TOC», raconte la maman. Une prise en charge médicale se révélait nécessaire. Mais, depuis le 7 janvier, elle n'a ­jamais été possible, faute de place en pédopsychiatrie.

Las d'attendre, Caroline et son ex-mari ont donc entrepris, «avec l'accord des médecins», de sevrer leur enfant seuls: «Il est passé par toutes les phases: l'état de manque, les troubles du sommeil, la nervosité. Mais ses TOC et ses problèmes de WC ont disparu.» La situation est loin d'être résolue et l'hospitalisation reste nécessaire. Depuis l'arrêt de ses anti-épileptiques, Logan a fait trois ­crises sévères de convulsions.

«Je suis révoltée contre le système médical», souffle Caroline. Un cri du cœur qui pourrait enfin être entendu. «Nous regrettons qu'ils aient à vivre cette attente», indique le CHUV, qui assure que la direction générale, «désormais informée de cette situation, fait en sorte qu'une solution soit trouvée dans les plus brefs délais».

Manque de lits dans tout le canton

«On se bat tout le temps pour avoir des places en pédopsychiatrie», explique la docto­resse Véronica Torres Méan, qui suit Logan. Sur Vaud, seuls l’hôpital de l’Enfance, à Lausanne, l’hôpital d’Yverdon et celui d’Aigle offrent des lits dans un tel service. Au total, il existe moins de 15 places d’hospitalisation pour les enfants de moins de 13 ans.

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