Genève manque de places pour les jeunes affectés de troubles psy

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GenèvePas de places pour les jeunes affectés de troubles psy 

Le canton manque cruellement de lieux d’accueil pour les adolescents en souffrance, souvent envoyés, faute de mieux, en centre de détention.

Le centre de détention et d’observation pour mineurs de la Clairière, à Genève.

Le centre de détention et d’observation pour mineurs de la Clairière, à Genève.

LMS – L. Guiraud

Genève manque cruellement de places d’accueil pour les jeunes souffrant de graves troubles psychiques et du comportement. Faute de mieux, ceux-ci sont fréquemment envoyés au centre de détention et d’observation pour mineurs de la Clairière, qui n’est pas prévu à cet effet. La «Tribune de Genève» s’est procuré un rapport commandé par le Conseil d’Etat en 2018, rendu voici un an et demi, qui documente le phénomène.

Rédigé par l’Office médico-pédagogique (OMP) et les HUG, il estime qu’il manque à Genève une trentaine de places. Ainsi, le foyer de l’Aubépine et ses quatre places, ouvert en 2020, présente une liste d’attente qui a déjà atteint huit personnes. Le rapport juge que les services qui s’occupent à ce jour de ces jeunes en souffrance ne sont pas en capacité de leur fournir toutes les prestations voulues, notamment médicales et thérapeutiques.

La justice ordonne donc de plus en plus de placements à la Clairière, pour des séjours d’une durée moyenne de quatre mois, mais qui atteignent parfois un an, rapporte le quotidien genevois. Les délocalisations dans d’autres cantons sont impraticables: ils souffrent des mêmes carences que Genève. Seuls existent en Suisse romande le Centre éducatif fermé de Pramont, en Valais, dont la liste d’attente atteint dix-huit mois, et l’Unité de soins psychiatriques fermée pour mineurs de Cery, dans le canton de Vaud, qui n’offre que cinq places.   

(jef)

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