Poutine à Cameron: Pas de preuve d'attaque chimique par Damas

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Poutine à CameronPas de preuve d'attaque chimique par Damas

Le président russe a affirmé lundi au Premier ministre britannique David qu'il n'y a toujours pas de preuve que le régime syrien a fait usage d'armes chimiques contre les rebelles.

Lors d'un entretien téléphonique entre les deux dirigeants, M. Poutine a dit: «Ils n'ont pas de preuves ni de l'utilisation d'armes chimiques ni de qui en serait responsable», selon un porte-parole de Downing Street.

M. Cameron a répété qu'il y avait «peu de doute» que le régime de Damas a mené une attaque chimique mercredi dernier près de Damas, selon un compte-rendu de la conversation entre les deux hommes.

Le chef du gouvernement britannique a émis des doutes sur la capacité des rebelles à mener une telle attaque et a relevé que le régime avait lancé une grande offensive sur la zone dans les jours précédents.

«Le régime a également empêché l'accès de l'Onu (à la zone) immédiatement (après l'attaque chimique présumée) ce qui laisse à penser qu'ils avaient quelque chose à cacher», a-t-il encore argumenté auprès du président Poutine.

Les deux hommes ont réaffirmé l'engagement pris par les dirigeants du G-8 en juin de ne laisser personne utiliser des armes chimiques sans réponse de la communauté internationale. (ats/afp)

Ruée sur les masques à gaz en Israël

Les éventuelles interventions occidentales contre le régime syrien consécutives à l'attaque chimique présumée de mercredi près de Damas ont provoqué en Israël une ruée sur les masques à gaz. L'Etat hébreu étant l'ennemi historique de la Syrie, la population craint des représailles.

«Des armes chimiques ont été utilisées»

Le secrétaire d'Etat John Kerry a assuré lundi que des armes chimiques avaient bien été utilisées en Syrie la semaine dernière, jugeant qu'il s'agissait d'une «indécence morale» pour laquelle les responsables devaient répondre de leurs actes. «Des armes chimiques ont été utilisées en Syrie», a déclaré M. Kerry à la presse lors d'une intervention à Washington, «c'est indéniable».

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