Actualisé 11.09.2008 à 20:12

EcolePas de quotas d'élèves non francophones à l'école

Le Conseil fédéral rejette la proposition d'un élu qui voulait limiter dans chaque classe le nombre d'élèves parlant une langue étrangère.

Limiter dans chaque classe le nombre d'élèves ne maîtrisant aucune langue nationale n'est pas une bonne idée, estime le Conseil fédéral. Il préfère miser sur l'intégration des enfants d'immigrés, répond-il à Hugues Hiltpold.

Le radical genevois avait lancé l'idée de limiter à trois le nombre d'élèves ne parlant pas la langue de la région linguistique dans chaque classe. Ce serait, selon lui, un facteur d'intégration qui donnerait une chance à chacun. Selon lui, si des parents placent leurs enfants en écoles privées, c'est parce qu'ils pensent que les enfants ne maîtrisant pas une langue nationale tirent l'enseignement vers le bas.

Le gouvernement reconnaît l'importance des effets de la composition linguistique et culturelle des classes sur la qualité de l'enseignement et l'égalité des chances. Mais il n'est pas convaincu que les propositions de M. Hiltpold soient la bonne réponse.

«La variation des proportions d'élèves allophones et de ceux de langue indigène rendrait de toute manière impossible et contre-productive l'application de quotas par classe.»

Berne préfère que les Cantons facilitent l'intégration des enfants d'immigrés dans les classes régulières. Tous proposent déjà des classes d'accueil ou de langue.

jbm/ats

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