Suisse: Pas de rapport entre l'offre Monsanto et les renvois
Actualisé

SuissePas de rapport entre l'offre Monsanto et les renvois

Le groupe agrochimique bâlois Sygenta a assurée qu'il n'y avait aucun lien entre l'offre de Monsanto et les licenciements du site de Monthey.

Le groupe agrochimique bâlois Syngenta a confirmé vendredi avoir reçu une offre de rachat non sollicitée de son concurrent américain Monsanto. Il assure que cette offre n'a aucun rapport avec les 116 suppressions de postes de travail annoncées jeudi à Monthey.

«Il n'y a aucun lien entre l'offre de Monsanto et la fermeture des activités de formulation et de conditionnement à Monthey», a affirmé à l'ats Nathalie Vernaz. La porte-parole du site valaisan de Syngenta précise que la rumeur d'une offre de rachat du groupe américain circulait depuis quelques jours alors que les décisions concernant le site de Monthey sont le fruit d'un long processus mûrement réfléchi.

Syngenta mettra un terme aux activés de formulation et de conditionnement de son usine de Monthey d'ici à la fin 2016. L'arrêt progressif de la production sera suivi en 2017 par le démontage des installations.

Délocalisation en Europe

Les 116 emplois touchés, sur les 900 que compte le site de Monthey, concernent la transformation de matières actives en produits finis utilisables par les agriculteurs, ainsi que le conditionnement. Il s'agit d'activités aux technologies anciennes considérées comme à faible valeur ajoutée. Elles seront «délocalisées sur plusieurs sites en Europe, mais on ne sait pas encore exactement où», a précisé Nathalie Vernaz.

Pour l'heure, impossible de dire combien de licenciements seront finalement prononcés à terme. L'arrêt échelonné des activités et une requalification des collaborateurs doivent permettre au groupe de procéder à un maximum de transferts internes.

Un plan social sera activé pour les personnes qui n'auront pas pu bénéficier d'un reclassement. Les employés dès 58 ans pourront partir en retraite anticipée.

Le syndicat Unia et Syna ainsi que les syndicats chrétiens du Valais ont vigoureusement condamné le sacrifice de 116 emplois motivé par «le goût du gain maximal». Une rencontre avec la direction devrait avoir lieu la semaine prochaine. (ats)

Ton opinion