Actualisé 21.06.2008 à 14:30

Pas de référendum mais de la fermeté

Le syndicat Unia veut que les autorités et le patronat se montrent fermes dans la lutte contre le dumping salarial et social.

Les 130 participants de l'assemblée des délégués d'Unia ont discuté samjkedi à Berne dew leur position sur la libre circulation des personnes. Tout en refusant de lancer ou soutenir un éventuel référendum, les délégués ont souhaité maintenir les pressions visant à l'amélioration des mesures d'accompagnement. En particulier, selon Unia, il importe de ne pas assouplir les critères d'adjudication dans les marchés de la Confédération.

Le syndicat Unia déclare avoir toujours été favorable à la libre circulation des personnes, moyennant des mesures d'accompagnement pour protéger les salaires et les conditions de travail. Sa position est la même pour l'extension à la Bulgarie et à la Roumanie, a rappelé Renzo Ambrosetti, coprésident. Le oui syndical à la libre circulation des personnes n'est toutefois pas sans réserve. Unia estime indispensable de mettre systématiquement en oeuvre les mesures d'accompagnement, de prendre fait et cause pour les conventions collectives de travail (CCT) et le partenariat social, ainsi que d'introduire des salaires minimaux.

Comptes équilibrés

Les délégués ont adopté les comptes 2007. Le budget de l'année écoulée prévoyait un excédent de charges de 3 millions de francs. Le résultat des comptes est nettement meilleur, puisque le déficit n'est que d'un demi million de francs. En outre, le syndicat est parvenu à financer ses actions de grève sur son compte de fonctionnement, de même qu'à effectuer des provisions.

Des comptes en équilibre seront ainsi à l'ordre du jour dès 2008. Les délégués ont réglé les préparatifs du congrès ordinaire d'Unia, qui aura lieu les 9-11 octobre à Lugano. (ap)

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