Athlétisme: Pas de retraire pour «Gebre» à l'heure du marathon de Berlin
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AthlétismePas de retraire pour «Gebre» à l'heure du marathon de Berlin

A 36 ans, Haile Gebreselassie fait déjà partie de l'histoire de l'athlétisme, mais «Gebre», qui participe dimanche au marathon de Berlin, ne pense pas à la retraite.

Il veut encore cueillir quelques records du monde, un titre olympique et faire profiter son peuple de sa fortune.

Depuis que Gebreselassie se consacre à temps plein ou presque au marathon, chacune de ses visites - et victoires - dans la capitale allemande l'a fait un peu plus entrer dans la légende des 42,195km.

En 2006, il a balayé avec éclat les doutes nés de sa 9e place à Londres cinq mois plus tôt, en 2007, il a ravi le record du monde du Kenyan Paul Tergat en 2h 04'26, chrono amélioré de 27'' l'année suivante. Pas étonnant que l'Ethiopien considère le rendez-vous berlinois comme «son» marathon et qu'il s'y voit encore revenir souvent.

«Je veux encore courir pendant vingt ans, pourquoi devrais-je m'arrêter?», plaisante le double champion olympique du 10 000m.

«Courir est un don»

«Plus sérieusement, à moins de me lancer dans l'ultra-marathon, je n'ai pas d'autre choix que de continuer sur le marathon. J'ai deux ambitions: je veux encore améliorer mon record du monde et décrocher l'or olympique à Londres», insiste «Gebre» qui n'a pas disputé le marathon des JO 2008, à cause de la pollution, ni celui des Mondiaux 2009 de Berlin, trop proche de la course de dimanche.

L'athlète aux 26 records du monde rêve d'une quatrième victoire, agrémentée d'un record du monde pour la troisième année de suite.

La présence du Kenyan Duncan Kibet, le plus rapide sur la distance en 2009, ne l'effraie guère: «Depuis que je fais des marathons, j'ai appris qu'il ne fallait pas se concentrer sur ses adversaires mais sur la distance».

A moyen-terme, «d'ici cinq ans», «Gebre» voit le record du monde autour des 2h 02': «On ne sait jamais, quand on voit ce qui s'est passé en sprint avec Usain Bolt, c'était difficilement imaginable il y a trois ans», note-il.

Idole de tout un peuple, «Gebre» ne cache pas qu'il court aussi pour l'argent: «courir est un don qui m'a permis de sortir de la pauvreté».

Homme d'affaires très avisé, il emploie 600 personnes et vient d'ouvrir un complexe hôtelier à Addis Abeba baptisé Haile Resort.

«Mon but, c'est de donner à mes compatriotes la chance de s'en sortir», insiste-t-il, son éternel sourire accroché aux lèvres.

(ats)

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