Votations: Pas de salaire minimum cantonal en Valais
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VotationsPas de salaire minimum cantonal en Valais

Les Valaisans ne veulent en aucun cas d'un salaire minimum, qu'il soit à 4000 ou à 3500 francs.

A l'image du projet fédéral, les citoyens ont clairement rejeté dimanche une initiative cantonale jugée par la droite et le patronat comme une «fausse bonne idée». Plus souple que son homologue fédérale, l'initiative valaisanne pour un salaire minimum de 3500 francs n'a pourtant pas reçu un meilleur accueil dans le canton: elle a été rejetée par 100'221 voix (80,66%) contre 24'024, avec une participation de 61,42 %. Le projet fédéral a été rejeté par les cantons et par une large majorité du peuple.

Les Valaisans ont suivi les partis de droite, qui ont farouchement combattu le texte. Ils ont aussi emboîté le pas à de nombreuses associations professionnelles, comme Gastro Valais, la Chambre valaisanne de commerce et d'industrie, l'Association hôtelière du Valais ou encore l'Union valaisanne des arts et métiers.

Les opposants à l'initiative dénonçaient «une fausse bonne idée». Selon eux, un salaire minimum aurait accru les disparités salariales et sociales, entraîné l'exclusion des plus faibles du marché du travail et fragilisé les CCT et la structure économique.

Le salaire des apprentis contesté

Un élément de l'initiative valaisanne a sans doute fait basculer nombre d'indécis dans le camp du non: l'introduction d'un salaire minimum pour les apprentis, soit 700 francs versés treize fois pour la première année.

L'inquiétude que de nouvelles contraintes salariales découragent nombre de patrons à embaucher ces jeunes était palpable dans la population. Même les Verts ont soutenu l'initiative du bout des lèvres en raison de ce volet «apprentis».

«Oui» aux soins de longue durée

Sans grande surprise également, les Valaisans ont adopté par 75'067 voix (62,27%) contre 45'467 la loi cantonale sur les soins de longue durée. Ils ont du même coup accepté la disposition contestée par un référendum lancé par la gauche et les syndicats haut-valaisans.

Cette disposition législative prévoit que les résidents de homes au bénéfice d'une fortune nette imposable supérieure ou égale à 100'000 francs prennent en charge entre 5% et 20% des frais des soins prodigués. Selon les syndicats, plus de 51'000 contribuables sont concernés.

Même le PS du Valais romand était partisan de la loi, aux côtés des partis de droite et des Verts. Très, voire trop calme dans le Valais romand, la campagne en faveur de la loi s'est quelque peu ranimée lorsque le Conseil d'Etat a rappelé devant la presse son soutien au texte accepté par le Grand Conseil en septembre 2011. (ats)

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