Simulation imparfaite - Pas de secret-défense pour un fan de chars d’assaut
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Simulation imparfaitePas de secret-défense pour un fan de chars d’assaut

Un joueur de «War Thunder» a divulgué des documents confidentiels pour démontrer qu’un modèle était bien moins vulnérable en réalité que dans le jeu.

Le char de combat britannique Challenger 2 fait débat depuis son introduction en 2019 dans le jeu de simulation multijoueur «War Thunder». Les joueurs s’écharpent au sujet des caractéristiques de sa version simulée. Cela a conduit l’un d’entre eux à sortir les grands moyens pour clore les débats sur les forums. Il a publié des extraits de son Army Equipment Support Publication (AESP), une sorte de manuel d’utilisation. Il a ainsi pu démontrer que, dans la réalité, le char est moins vulnérable aux tirs qu’il ne l’est dans le jeu au point de jonction entre sa tourelle et sa coque.

Erreur de marquage

L’expert du char a pris soin de barrer les étiquettes «UK Restricted» (restreint par le Royaume-Uni) par des tampons «unclassified» (non classifié) sur les documents. Mais cela ne lui a pas réussi. Les modérateurs du forum ont remarqué une inexactitude, les autorités britanniques utilisant le terme «declassified» et non «unclassified» dans ces cas-là. Par le passé, ils étaient déjà tombés sur un document prétendument déclassé alors qu’il était encore top secret.

«Je peux confirmer qu’il s’agit bien d’un extrait authentique»

Représentant du Ministère britannique de la défense

L’auteur de publication est actif sous le pseudo Pyrophoric. Il jouit d’une «réputation exceptionnelle au sein de la communauté», selon le système d’évaluation du forum basé sur la popularité. Sur son profil, Pyrophoric déclare être un homme de 40 ans, a relevé le site Techspot. Il affirme être un ancien commandant de Challenger 2, un instructeur de l’armée et un ancien membre de l’Unité d’essais et de développement des blindés.

Passible d’une lourde peine

Quant à l’éditeur russe de «War Thunder», il a rappelé Pyrophoric à ses obligations et les risques qu’il encourait. «En continuant à diffuser le document, vous violez la loi sur les secrets officiels. Comme l’indique l’avertissement figurant sur la couverture du document, ce délit peut entraîner une peine de 14 ans de prison.»

(laf)

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