Valais: Pas de statistiques sur les violences homophobes
Actualisé

ValaisPas de statistiques sur les violences homophobes

Le Grand Conseil valaisan a refusé ce mercredi un postulat souhaitant que la police recense les violences subies par les personnes LGBT.

La police valaisanne n'est pour l'instant pas formée aux violences à l'encontre de la communauté LGBT.

La police valaisanne n'est pour l'instant pas formée aux violences à l'encontre de la communauté LGBT.

Keystone/Photo d'illustration

La police valaisanne ne tiendra pas de statistiques en matière de violence subie par les personnes dites LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres). La majorité du Grand Conseil (86 députés contre 32) a refusé mercredi l'idée de lui confier cette tâche.

Devant le plénum, le conseiller d'Etat en charge de la sécurité Frédéric Favre a estimé «que donner ce travail à la Police cantonale, ce n'était ni le bon endroit, ni le bon moment pour mettre à jour des données personnelles. Ce travail doit être effectué par un autre canal». Le libéral-radical préconise des sondages effectués par des médecins, les services sociaux ou en lien avec la LAVI (la Loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions).

Les auteurs du postulat, Benoît Barras (ADG), Thomas Birbaum (PLR) et Jérémy Savioz (Les Verts) demandaient également la mise en oeuvre d'une formation de base et/ou continue pour les policiers cantonaux afin de gérer ce genre d'agressions. Frédéric Favre a rappelé que les policiers cantonaux bénéficient d'une formation globale.

Refus du Conseil des Etats

«Nous les sensibilisons et formons à diverses problématiques comme la violence subie par les femmes battues ou les mineurs abusés. Des cours de sensibilisation sont régulièrement effectués dans ces domaines». Concernant d'éventuelles formations au sujet de la violence à l'encontre de la communauté LGBT , «nous y réfléchirons s'il y a un besoin en ce sens».

Mardi, le Conseil des Etats avait pris une décision semblable. Par 21 voix contre 18, il a liquidé un projet demandant que les crimes fondés sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre fassent pas l'objet d'un recensement national. La majorité a invoqué la difficulté à mettre en oeuvre cette motion.

Du côté de Berne c'est oui

Les agressions anti-LGBTI devront être recensées statistiquement dans le canton de Berne. Le Grand Conseil a accepté mercredi par 81 voix contre 62 une motion des Vert'libéraux chargeant le gouvernement de créer les bases légales pour établir cette statistique de la violence contre la communauté LGBTI.

Pour une majorité des députés, l'Etat doit connaître l'ampleur des agressions physiques et verbales dont sont victimes les lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et les intersexe. La tenue d'une telle statistique doit permettre d'agir contre ces violences.

Le Grand Conseil souhaite que le canton de Berne envoie un signal fort contre cette forme de discrimination ciblant les personnes LGBTI. La motion des Vert'libéraux a bénéficié du soutien des Verts, des socialistes, ainsi que des élus du Parti bourgeois-démocratique et du Parti évangélique. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion