France: Pas de suites judiciaires dans l'avalanche fatale
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FrancePas de suites judiciaires dans l'avalanche fatale

L'enquête sur l'accident qui a coûté la vie à sept alpinistes, mardi dans le massif des Ecrins, ne devrait donner lieu à aucune procédure.

La gendarmerie et les secours, près des lieux du drame, mardi.

La gendarmerie et les secours, près des lieux du drame, mardi.

Le procureur de Gap devrait «rapidement» classer sans suite l'enquête sur l'avalanche qui a fait sept morts mardi dans les Ecrins car la seule survivante n'avait pas de rôle d'encadrement, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué.

«Judiciairement, l'enquête devrait aboutir rapidement à un classement sans suite (...) dans la mesure où la seule survivante n'avait aucun rôle d'encadrement ou d'organisation qui aurait pu participer à la survenance de ce tragique accident», indique le procureur Raphaël Balland dans ce communiqué.

Sept alpinistes étrangers, quatre Allemands et trois Tchèques, âgés de 39 à 51 ans, ont été tués dans cette avalanche survenue mardi à la mi-journée au Dôme de neige des Ecrins (4015 m).

Elle a vu mourir son compagnon

La seule rescapée, une jeune Allemande de 36 ans, blessée au fémur, a été entendue mercredi après-midi par les gendarmes. Cette jeune femme est «d'autant plus choquée que l'une des victimes était son compagnon et père de leur jeune enfant», souligne le procureur, ajoutant que la plupart des victimes étaient pères de famille.

L'enquête a permis d'apprendre que le gardien du refuge des Ecrins, où avaient dormi six des victimes, «avait déconseillé aux alpinistes (...) de poursuivre leur course (...) en raison des risques d'avalanche». «Il a été écouté par un groupe d'Espagnols qui a abandonné», précise le procureur.

Un guide parmi les victimes

Par ailleurs, une des cordées était composée d'un «guide professionnel de haute montagne, sans que l'on sache à ce stade s'il était accompagné d'un client ou d'un ami», selon la même source. Ce guide est l'Allemand né en 1964 qui a péri dans l'avalanche.

Le procureur précise en outre qu'«aucune famille» ne se déplacera à Briançon où reposent les corps des victimes, ces derniers devant être rapatriés «dans les prochains jours» à leur demande.

Raphaël Balland espère enfin «que ce nouveau drame, survenu dès les premières chutes de neige, aura au moins pour effet d'inciter chacun à davantage de prudence dans la pratique de la montagne».L'avalanche la plus meurtrière de l'année

Cette avalanche, la plus meurtrière de l'année, avait été précédée de deux autres drames de même nature dans les Hautes-Alpes, ayant causé la mort de six skieurs en janvier et de trois autres en avril.

Trente-neuf personnes ont péri dans des avalanches en France depuis le début de l'année 2015, selon les données de l'Association nationale pour l'étude de la neige et des avalanches (Anena). (nxp/afp)

(NewsXpress)

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