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Etats-UnisPas encore à la Maison-Blanche et déjà impopulaire

Donald Trump ne recueille que 40% d'opinions favorables, des chiffres qui agacent le président élu.

Les préparatifs de la cérémonie d'investiture de Donald Trump avancent à bon train.

Les préparatifs de la cérémonie d'investiture de Donald Trump avancent à bon train.

Keystone

Jamais depuis 40 ans un président américain n'avait pris le pouvoir avec un niveau d'impopularité aussi élevé que Donald Trump. Les Américains font toutefois confiance au milliardaire populiste dans un domaine: créer des emplois.

Depuis son élection en novembre, les annonces plus ou moins précises de grands groupes sur l'ouverture d'usines ou la création d'emplois sur le territoire américain se succèdent.

Selon un sondage CNN paru mardi, pour 61% des Américains il est probable que le 45e président réussira à créer des emplois dans les régions sinistrées du pays.

La même proportion s'attend à ce qu'il fasse un excellent ou bon travail dans le domaine économique, selon une autre enquête pour la chaîne ABC et le Washington Post. Mais cette confiance dissimule une défiance générale à l'égard du successeur de Barack Obama.

40% d'opinions favorables

Avec 40% d'opinions favorables, Donald Trump est deux fois moins populaire que Barack Obama en janvier 2009, et moins populaire que Jimmy Carter, Ronald Reagan, George H. W. Bush, Bill Clinton et George W. Bush à leurs prises de fonctions, selon le sondage ABC/Washington Post, qui confirme la tendance d'autres enquêtes d'opinion publiées récemment.

A trois jours de sa prestation de serment à Washington, la publication de ces chiffres a agacé le prochain occupant de la Maison-Blanche.

«Sondages truqués»

«Les mêmes gens qui faisaient les sondages bidons pour les élections, et ont eu tout faux, font maintenant des sondages de popularité. Ils sont truqués, comme avant», a-t-il commenté sur Twitter.

En réalité, les sondages nationaux réalisés avant l'élection n'avaient que quelques points d'écart avec le résultat final du scrutin (ils prévoyaient 3,3 points d'avance pour Hillary Clinton, qui a finalement obtenu 2,1 points d'avance au suffrage populaire), mais les sondages par Etat se sont trompés.

Le milliardaire devrait quitter sa tour de New York pendant quelques heures mardi pour dîner dans la capitale fédérale, où les préparatifs de la cérémonie d'investiture avancent à bon train.

Le comité d'organisation a annoncé que Donald Trump prêterait serment sur sa Bible personnelle ainsi que sur celle d'Abraham Lincoln, utilisée en 2013 par Barack Obama.

Manifestants attendus

Des centaines de toilettes portables et des kilomètres de barrières ont commencé à être installées autour de l'axe stratégique entre la Maison-Blanche et le Capitole, où Donald Trump prêtera serment vendredi à midi, en plein air devant des centaines de milliers de personnes rassemblées sur l'immense parc du National Mall.

Une partie des 28'000 membres des forces de l'ordre qui assureront la sécurité de l'événement étaient déjà visibles dans les rues. Ils auront pour tâche d'encadrer les milliers de manifestants qui déferleront sur Washington vendredi et samedi.

Il n'est pas rare que des manifestants occupent la rue pendant l'investiture d'un président. George W. Bush avait notamment été ciblé en 2005 par des manifestants contre la guerre en Irak après sa réélection.

Boycotts annoncés

Cette année, au moins une quarantaine de parlementaires démocrates prévoient de boycotter la cérémonie pour soutenir John Lewis, élu noir de Géorgie de 76 ans et héros de la lutte pour les droits civiques en conflit ouvert avec Donald Trump, qu'il a qualifié de président «illégitime».

«Nous préférerions que tout le Congrès participe, mais si des élus ne viennent pas, cela libérera de très bons sièges pour d'autres gens», a commenté Sean Spicer, futur porte-parole de la Maison Blanche.

Le communicant a donné une ébauche de l'agenda du président dans ses premiers jours. Il signera quelques ordonnances ou décrets dès vendredi, une journée qui sera aussi dominée par des actes protocolaires. Le week-end sera calme, et il faudra s'attendre à une «activité frénétique» lundi, véritable début de l'ère Trump avec des premières décisions sur «les grands sujets». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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