Tennis - «Pas là pour me mettre au niveau de Rafa et Novak»
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Tennis«Pas là pour me mettre au niveau de Rafa et Novak»

Les choses sérieuses commencent mardi pour Roger Federer à Genève. Il se dit «excité» et centré sur lui.

par
Jérémy Santallo
(Genève)
Roger Federer à sa sortie de l’entraînement lundi matin.

Roger Federer à sa sortie de l’entraînement lundi matin.

REUTERS

Roger Federer et son acolyte du jour, Stefano Travaglia, flanqués de Severin Lüthi, ont bavassé quelques instants au filet du court No 3 sur le site du club des Eaux-Vives. Il était 11 h 10 hier et, la pluie redoublant, les deux joueurs ont préféré en rester là. À peine 40 minutes d’entraînement donc pour «RF», qui est vite parti se mettre à l’abri d’une journée tronquée par les averses.

Avant ça, en début de matinée, le Bâlois de 39 ans a fait le point sur ses sensations. On l’avait laissé à la mi-mars à Doha, après deux parties truffées d’enseignements contre Daniel Evans et Nikoloz Basilashvili. À bout de souffle après 13 mois sans compétition, il n’avait pas ressenti le besoin d’enchaîner avec Dubaï, estimant avoir surtout besoin d’un bloc de fitness en prévision des mois et échéances à venir (Roland-Garros, Wimbledon, JO et US Open).

«J’ai besoin d’une dizaine de matches pour savoir où j’en suis»

Roger Federer

Cette période de préparation physique derrière lui, Roger Federer veut désormais accumuler les minutes sur le court, à très haute intensité. «Je suis excité mais je reste centré sur moi, pas sur le fait d’essayer d’atteindre le niveau de jeu de Rafa et Novak maintenant, ce n’est pas pour cela que je joue Genève, a expliqué l’homme aux 20 Grand Chelem. Le niveau actuel sur le Tour est excellent et j’aimerais l’atteindre. J’ai besoin d’une dizaine de matches pour savoir où j’en suis. Mais on en saura déjà plus demain (aujourd’hui à 15 h 30).»

Pour son grand retour sur terre battue, lui qui n’a plus disputé une rencontre sur cette surface depuis la demi-finale perdue contre Rafael Nadal à Roland-Garros en 2019, Roger Federer défiera un vrai terrien, l’Espagnol Pablo Andujar (35 ans, ATP 75).

Arthur Cazaux, la belle histoire du jour

On appelle ça faire honneur à son invitation. Le Français Arthur Cazaux, 517e joueur mondial et détenteur d’une wild card, a justifié sa présence au bout du lac en matant son compatriote Adrian Mannarino (ATP 37). «C’est la plus belle victoire de ma vie», a avoué le gamin de 18 ans, qui s’est révélé à Madrid lors d’un succès contre Sebastian Korda (65e). Quelques heures plus tard, il apprenait qu’il intégrait directement le tableau de Roland-Garros. Jolie journée. JSA, Genève

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