Actualisé 12.07.2011 à 11:21

Nucléaire et santé

Pas plus de cancers près des centrales

Les enfants qui vivent ou qui ont grandi à proximité d'une centrale nucléaire suisse ne courent pas un risque plus élevé de développer un cancer que s'ils vivent ailleurs.

Les enfants nés à proximité des centrales nucléaires en Suisse n'ont pas plus de risque de développer un cancer, selon une étude de l'Université de Berne publiée mardi. Ces résultats contredisent une étude allemande de 2007 qui démontrait un risque de leucémie deux fois plus grand.

Cette étude commandée par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Ligue Suisse contre le cancer porte sur les enfants de moins de cinq ans, particulièrement sensibles aux radiations. Elle s'est penchée sur 573 cas de leucémie diagnostiqués auprès de plus d'1,3 millions d'enfants entre 1985 et 2009 dans tout le pays.

Huit cas ont été détectés dans un rayon de 5 kilomètres autour des centrales, alors que les scientifiques de l'Institut de médecine sociale et préventive (ISPM) de l'Université de Berne en attendait 6,8. Cela représente un risque 18% plus élevé par rapport aux enfants nés dans les régions situées à plus de 15 km des centrales.

Toutefois, «en raison du faible nombre de cas, l'incertitude statistique est relativement importante», a relativisé devant les médias Matthias Egger, directeur de l'ISPM.

Comme dans les autres pays

Dans un périmètre de 5 à 10 km, le risque de leucémie est 41% plus bas par rapport aux enfants nés à plus de 15 km. Dans un rayon de 10 à 15 km, les chercheurs ont noté une faible augmentation du risque de 10%.

Ces résultats sont comparables à ceux constatés aux Etats-Unis, en Suède et en Angleterre, a relevé Claudia Kuehni, cheffe du registre suisse du cancer de l'enfant à l'ISPM. Ils ont été publiés mardi dans la revue scientifique britannique «International Journal of Epidemiology».

(ats/ap)

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