Actualisé 03.08.2011 à 15:17

Franc fort

Pascal Broulis salue la décision de la BNS

Le chef des finances vaudoises Pascal Broulis est satisfait de la décision de la BNS d'abaisser son taux directeur.

Le chef des finances vaudoises s'attend à des mois à venir difficiles.

Le chef des finances vaudoises s'attend à des mois à venir difficiles.

La décision de la BNS d'abaisser son taux directeur peut avoir un effet psychologique important sur les entrepreneurs, estime Pascal Broulis. Ils ont ainsi l'assurance de pouvoir accéder de manière plus facile à des crédits et ainsi poursuivre leurs investissements.

Pour les entreprises axées sur les exportations et qui font face à un franc très fort, «c'est un souci de moins», explique le conseiller d'Etat vaudois et président de la Conférence des gouvernements cantonaux. Il s'oppose toutefois l'idée de lier le franc à l'euro.

Difficultés à exporter

Sur le fond, le chef des finances vaudoises s'attend à des mois à venir difficiles. A l'instar des Etats-Unis, la France par exemple va aussi être confrontée à des problèmes d'endettement, relève-t-il. Et dans ce contexte difficile, les entreprises suisses auront encore plus de peine à exporter, ce qui se fera ressentir sur les rentrées fiscales.

D'autant plus que les cantons ne toucheront vraisemblablement pas l'an prochain les versements de la BNS, qui a affiché au premier semestre des pertes de 10,8 milliards en raison de la cherté du franc. Cette manne représente pour 2010 environ 2,5 milliards, soit en moyenne 2% des budgets des cantons. Et la décision de mercredi de la BNS n'y changera rien, prévient Pascal Broulis.

(ats)

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