Pascal Couchepin plaide pour une tradition vivante

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Pascal Couchepin plaide pour une tradition vivante

Dans son allocution du 1er Août, le président de la Confédération Pascal Couchepin a plaidé pour une tradition vivante qui se renouvelle.

«Respecter une tradition, ce n'est pas répéter ce que nos prédécesseurs ont dit et fait» mais c'est au contraire «lui donner vie dans un contexte nouveau, c'est changer sans perdre sa mémoire et ses racines», a-t-il souligné.

Faisant allusion à l'UDC sans la nommer, le président a relevé que «chez nous, l'opposition systématique n'est pas possible; on l'observe tous les jours». Ceci avant de souligner qu'en Suisse, «il n'y a pas d'alternative à la participation de toutes et de tous à la vie publique, à la vie sociale». C'est le message qu'il entendait faire passer en ce jour de fête nationale.

En ouverture de son discours, le président avait rappelé que «beaucoup de pays célèbrent, lors de leur fête nationale, une victoire militaire, la naissance ou la mort d'un héros national». Or, en Suisse, il n'en est rien: elle célèbre en effet «une conjuration» qui «avait pour but de garantir plus de liberté et de protection juridique aux trois communautés dont les conjurés étaient issus». C'est cet héritage que l'on célèbre.

La liberté en démocratie

«La liberté, en démocratie, doit être un moteur d'action et de solidarité», a encore plaidé Pascal Couchepin. Relevant que la situation économique du pays est bonne malgré les incertitudes liées à la conjoncture internationale, il a souligné que «les fondements de notre économie sont solides» et qu'ils reposent «sur des finances publiques en voie d'assainissement, sur la qualité de la recherche, sur la formation professionnelle, sur la souplesse du marché du travail».

Néanmoins, «cette solidarité ne doit pas être réservée aux seuls habitants du pays: nous sommes trop petits pour cela», a-t-il expliqué. «Nous devons avoir le souci de la paix dans le monde» et «nous devrons constamment renforcer nos liens avec les autres pays et, au premier chef bien sûr, avec notre voisin immédiat, l'Union européenne».

Le président de la Confédération avait choisi la terrasse de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) pour prononcer son allocution, un lieu «où tant de bonnes têtes ont été formées et sont formées pour l'avenir de notre pays». (ap)

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