Pascal Richard: «Je fais partie du patrimoine suisse»
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Pascal Richard: «Je fais partie du patrimoine suisse»

Il y a dix ans, le 31 juillet 1996 à Atlanta, Pascal Richard devenait le premier champion olympique professionnel sur route.

Après dix longues années, le Montreusien d'adoption n'a rien oublié. «Gagner les JO, ce fut le summum de ma carrière», admet le Vaudois de 42 ans, retraité du cyclisme depuis 2000. «Des moments aussi intenses que ceux-là, on ne peut pas les oublier. J'ai l'impression que c'était il y a seulement trois ou quatre ans. Je revis régulièrement ces dernières minutes de course: le moment du sprint, les regards échangés avec Sörensen et Sciandri, le stress, les mouvements de mes adversaires...»

«Aujourd'hui encore, les gens me disent: «Notre champion olympique». Je fais partie du patrimoine suisse et je trouve ça fantastique, poursuit l'Aiglon aux 68 victoires pros. La remise de la médaille? Un moment fort avec le drapeau, l'hymne. C'était un rêve d'enfant qui se réalisait. A dire vrai, je crois que j'ai tellement décompressé avant la cérémonie que ça m'a permis de me contenir sur le podium.»

Les amoureux de la petite reine auront l'occasion de croiser Pascal Richard ce week-end à Bulle, à l'enseigne de la cyclosportive qui porte pour la neuvième et dernière fois son nom. Le comité d'organisation de la Pédale bulloise et l'ancien champion ne sont plus sur la même longueur d'onde. Au programme, samedi, des courses pour enfants, et, dimanche, trois parcours pour adultes (39,95 km et 135 km) qui escamoteront le secteur Zweisimmen-Reidenbach, faute d'autorisations.

David Cherix

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