Genève: Passagers laissés en rade sur le tarmac de Cointrin
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GenèvePassagers laissés en rade sur le tarmac de Cointrin

Des voyageurs ont été «oubliés» à leur descente d'avion, posant des questions de sécurité. L'aéroport rassure.

par
Léonard Boissonnas
Des passagers se sont retrouvés seuls au bas de l'avion (image prétexte).

Des passagers se sont retrouvés seuls au bas de l'avion (image prétexte).

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Des passagers marchant seuls sur le tarmac de l'aéroport, en pleine nuit, c'est la scène surréaliste qui est arrivée au soir du 3 juin. Ce dimanche-là, après des retards au départ de Londres-Gatwick, le vol EZS 8482 d'easyJet a atterri à Genève aux alentours de minuit au lieu de 22h50. «J'avais mon bébé de 21 mois dans les bras, donc ma famille et moi avons laissé sortir les autres voyageurs d'abord», relate une passagère de l'avion. Sauf qu'une fois descendus de l'appareil, «il n'y avait plus de bus pour nous transporter», poursuit la trentenaire.

Après avoir rallié un bâtiment à pied, les passagers ont trouvé portes closes. L'un d'eux a finalement réussi à capter l'attention d'un employé à l'intérieur. Un bus supplémentaire a finalement été appelé et les passagers ont pu être pris en charge. «Se dire que huit personnes peuvent se «balader» sur le tarmac sans être dérangées, ça fait peur au niveau de la sécurité», s'exclame la mère de famille.

Un «malentendu»

EasyJet et l'aéroport disent avoir été prévenus de l'incident. Selon la compagnie à bas coût, un «malentendu» est survenu entre le personnel au sol et l'équipage de l'avion (voir encadré). Elle souligne que les passagers ont été pris en charge après une dizaine de minutes et n'ont jamais été mis en danger.

L'aéroport indique, de son côté, que la règle est «effectivement de s'assurer que les passagers ne s'égarent pas sur le tarmac». Dans ce cas précis, les voyageurs «ne se sont de fait pas «baladés» en dehors des cheminements prévus, même s'ils n'ont pas toujours été escortés par un agent au sol.» Sans dévoiler le dispositif sécuritaire, l'institution précise que la piste est surveillée de manière continue. Un tel incident est très rare et n'a jamais débouché sur un accident, selon Genève Aéroport.

Feu vert dès que l'avion est vidé

Selon la procédure prévue, le chef de cabine confirme au personnel au sol que les passagers d'un avion ont tous débarqués. Un agent sur la piste donne ensuite son accord au chauffeur de bus, qui peut alors quitter sa position. Concernant l'incident du 3 juin, deux véhicules avaient été envoyés au pied de l'avion pour amener les premiers voyageurs au contrôle d'immigration. Ils avaient obtenu le feu vert de l'équipage, indique Genève Aéroport. L'agent au sol a aussi confirmé avoir reçu la même indication.

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