Passants utilisés malgré eux pour un exercice policier
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Passants utilisés malgré eux pour un exercice policier

LAUSANNE – Une démonstration de chien policier a eu lieu en pleine ville. Incompréhension des badauds.

«Quand les gens ont commencé à sortir leur titre de transport, ils nous ont juste dit que ce n'était pas un contrôle des billets», relate Julien, un usager des transports publics. En sortant du métro à la gare du Flon, mardi en début d'après-midi, il a subi un bien étrange contrôle policier. Un autre voyageur raconte: «Je ne sais pas s'ils parlaient ou non français. Avec des gestes, ils nous ont fait marcher à la queue leu leu et passer devant un chien. Il y avait deux caméras. Nous n'avons eu aucune explication, ni pour le chien ni pour les cameras». Il s'agissait en fait d'une démonstration d'un chien policier: «Dans le cadre d'échanges avec différentes brigades canines, des polices étrangères viennent parfois présenter leurs chiens.» Les policiers lausannois suscitent régulièrement l'intérêt des autre brigades avec leur saint-hubert: un chien spécialisé dans la recherche de personnes.

Mardi, les pandores assistaient à la présentation d'un toutou venu de Belgique avec son conducteur. «Il s'agit d'un chien passif. C'est à dire un chien antidrogue, mais qui détecte les stupéfiants sans aboyer et sans agressivité», explique Anne Pless. Fred reste fâché: «Je ne comprends pas que l'on puisse soumettre des gens à de telles mesures et les filmer pour un simple exercice. Ils ne peuvent pas faire ça entre eux?» Anne Pless se veut rassurante: «Seul le chien était filmé. Les éventuels visages seront floutés.»

Joël Burri

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