Suisse: Passé 67 ans, les médecins ne devraient plus opérer
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SuissePassé 67 ans, les médecins ne devraient plus opérer

Pour certains experts, il est temps de fixer des limites d'âge pour les praticiens. Ces derniers ne sont pas tous contre.

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dmz
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Esther s'est rendue chez un chirurgien esthétique zurichois pour une réduction mammaire. Voici le résultat: des seins de taille inégale et des tétons ne se situant pas à la même hauteur.

Esther s'est rendue chez un chirurgien esthétique zurichois pour une réduction mammaire. Voici le résultat: des seins de taille inégale et des tétons ne se situant pas à la même hauteur.

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Nadia s'est rendue chez le même médecin pour un lifting mammaire. Ici aussi, les seins n'ont pas la même taille. Elle souffre par ailleurs de fortes douleurs.

Nadia s'est rendue chez le même médecin pour un lifting mammaire. Ici aussi, les seins n'ont pas la même taille. Elle souffre par ailleurs de fortes douleurs.

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Ses cicatrices ne sont pas esthétiques et un trou se dessine sous sa poitrine.

Ses cicatrices ne sont pas esthétiques et un trou se dessine sous sa poitrine.

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Depuis début février, un chirurgien esthétique zurichois n'est provisoirement plus autorisé à opérer et sa clinique ne fonctionne momentanément plus. Âgé de 78 ans, il est sous le coup d'une plainte pour une réduction mammaires ratée. Une jeune femme de 19 ans s'est réveillée avec des seins de tailles différentes et des mamelons asymétriques. Deux autres patientes envisageraient aussi de saisir la justice, pour des faits similaires.

Interrogée par le «SonntagsBlick», Margrit Kessler, présidente de l'Organisation suisse des patients et conseillère nationale saint-galloise vert-libérale, est formelle: «Les médecins ne devraient plus pouvoir opérer après 67 ans. Quand aux généralistes, ils devraient déposer leur blouse dès 70 ans.» Fritz Kaegi, orthopédiste et fondateur de la clinique Rosenberg à Heiden (AR), la soutient. Avec ces trois associés, il a décidé de placer cette limite à 65 ans: «Nous voulions créer un endroit frais et dynamique et cela ne peut pas se faire avec des vieux qui tremblent, explique-t-il. Il faut être honnête. Passé un certain âge, on n'est plus aussi bon.» Le médecin, qui a soufflé ses 66 bougies, est donc à la retraite depuis un an. Et il dit l'apprécier.

Mais pourquoi les praticiens refusent-ils de déposer le bistouri? L'un d'eux, resté anonyme, rejette l'argument financier. «C'est surtout une question d'estime de soi, d'image et de prestige», estime-t-il.

Etudiants en manque de cadavres

«Si leur nombre diminue encore, la formation des médecins va en pâtir», s'émeut le directeur de l'institut de pathologie de l'Université de Berne, Aurel Perren, dans la «Schweiz am Sonntag». Ce qui préoccupe le médecin, c'est le nombre toujours plus bas de personnes décédant de maladies rares ou méconnues, qui accepte de se faire autopsier après leur décès. Il n'y en a eu que 2000 l'an passé, contre plus de 8000 il y a 20 ans.

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