Simon Romang: «Passer à la télé, ça motive à faire du sport»
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Simon Romang«Passer à la télé, ça motive à faire du sport»

Depuis qu'il anime «On se bouge!», une séance de sport quotidienne sur la RTS, Simon Romang a recommencé à faire des exercices.

par
Julienne Farine

On connaissait Simon Romang pour son spectacle «Charrette!», ses interventions dans l'émission «La puce à l'oreille» et dans «La revue de Lausanne», entre autres. Voilà qu'on le découvre sportif dans «On se bouge!», émission lancée le 1er avril 2020 sur RTS 2. Chaque jour, le comédien de 36 ans enchaîne des exercices sous l'oeil avisé - et à distance - d'un coach. Le but: donner envie aux téléspectateurs confinés de faire un peu de sport.

C'est le réalisateur du programme, Michaël Borgognon, qui a pensé à lui. «Il avait vu mon spectacle en septembre 2018 et m'avait trouvé énergique et avec un humour positif. Il se rappelait également que j'évoquais brièvement le fait que j'avais fait un peu de Pilates et de danse dans le passé. Il s'est dit que j'avais le physique d'un mec qui fait l'apéro, mais que j'avais aussi fait du sport dans un lointain passé», confie Simon Romang.

Agréablement surpris par la proposition, le comédien a accepté et tout est allé très vite. Entre l'appel du réalisateur et le premier jour de tournage, il n'y a eu qu'une semaine. Au-delà des très bonnes audiences d'«On se bouge!» (40,5% de parts de marchés en moyenne), le Vaudois est surtout heureux d'avoir du travail en cette période, puisque tous ses autres engagements ont été annulés.

Du sport régulièrement grâce au Covid-19

Simon Romang ne se considère pas comme un sportif. «Je crois que pour l'être, il faut en faire régulièrement et jusqu'à maintenant, ce n'était pas le cas. Aujourd'hui, grâce au Covid-19, je suis devenu sportif», rigole-t-il. Après deux semaines de tournage, il lui semble même avoir progressé et il fait des exercices en dehors de l'émission. «Passer à la télé, et être vu par beaucoup de gens, ça motive», justifie-t-il.

Le comédien regarde les émissions pour s'améliorer, mais en aucun cas pour s'admirer. «Grâce à «Charrette!», j'ai compris qu'une de mes forces était de rire de moi-même. Ça me fait plaisir de recevoir des messages de gens qui sont décomplexés par le fait que je n'exécute pas parfaitement les exercices et qui me disent qu'ils sont de meilleure humeur après avoir vu le programme», indique-t-il. Selon lui, apporter une touche d'humour permet de ne pas être trop moralisateur, «parce qu'on fait déjà tous du mieux qu'on peut dans la vie».

Un invité de marque quand le confinement sera terminé?

Aucune date de fin n'a été prévue pour «On se bouge!», mais l'équipe table sur la fin du mois de mai 2020, en espérant qu'à ce moment-là, les Suisses pourront à nouveau sortir de chez eux sans restrictions. «On aimerait pouvoir aller dans des endroits différents, serrer les coaches dans nos bras. On souhaite surtout avoir, d'une manière ou d'une autre, une capsule d'Alain Berset. On l'appelle notre Churchill du confinement. Il a ce truc très rassurant et très pragmatique. On en a un peu fait notre mascotte», conclut Simon.

«On se bouge!»

Du lundi au vendredi, à 8h05 et 10h55, sur RTS 2

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