Actualisé 07.04.2020 à 18:00

Boxe

Patrick Kinigamazi craint pour son sport en Suisse

Prévu en juin à Genève, le meeting pourrait être reporté en septembre.

de
Christian Maillard
Patrick Kinigamazi a bien peur qu'avec cette crise la boxe en Suisse encaisse un sale coup.

Patrick Kinigamazi a bien peur qu'avec cette crise la boxe en Suisse encaisse un sale coup.

Pierre Albouy

Patrick Kinigamazi (37 ans) tourne en rond, mais sait que cela ne va rien changer. Le prochain gros combat du Genevois prévu en juin dans le domaine de Franck Müller ne devrait pas avoir lieu, la faute à ce virus qui n'en finit pas de faire des ravages partout dans le monde.

«Même si on arrête le confinement le 19 avril, cela va être compliqué d'obtenir les autorisations de la ville et de la fédération et surtout l'apport des sponsors car ceux qui mettent de l'argent dans la boxe en auront beaucoup perdu, craint le quintuple champion du monde des poids plume WBF. A moins de pouvoir organiser ce meeting en septembre, j'ai bien peur qu'avec cette crise la boxe en Suisse encaisse un sale coup. J'espère que la ville ou l'état fasse un geste.»

En attendant, le boxeur genevois continue, malgré tout, de s'entraîner tout seul à Carouge, tout en prenant toutes les mesures d'usage. «Je passe trois heures dans la salle cinq fois par semaine, précise-t-il. Vous savez, un sportif d'élite de mon niveau ne peut pas se permettre de passer un mois sans rien faire. Même si on est blessé, on va aller nager ou monter sur un home trainer.»

Un gros adversaire en vue

De son côté son coach, Georgio Costantino ne le motive pas dans la salle mais à distance, via son smartphone. «Patrick est conscient que s'il reste six à sept mois sans rien faire il va rouiller. Il fait en sorte, avec tout le sérieux qui le caractérise, de bien s'entretenir.»

Lorsque les deux hommes se retrouvent au bout du fil, il est aussi question de préparer ce gros combat qui pourrait avoir finalement lieu en septembre si tout le monde joue le jeu pour gagner la guerre contre ce virus.

«Il faut se montrer patient mais on cherche pour Patrick un adversaire de bien placé à la WBA ou WBC, on est même prêt à nous rendre en Amérique s'il le faut, on a peur de personne», confie l'entraîneur du club pugilistique de Carouge.

Il n'y a que ce Covid-19 qui a réussi à le mettre en cage...

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