Grande-Bretagne: Patrons et syndicats unis contre le «puçage» humain
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Grande-BretagnePatrons et syndicats unis contre le «puçage» humain

Les implants électroniques intéressent de plus en plus les grosses entreprises. Une tendance qui suscite des craintes.

par
aia
Pour Steve Northam, patron de Bioteq, le dispositif sécurise les accès mieux quun badge.

Pour Steve Northam, patron de Bioteq, le dispositif sécurise les accès mieux quun badge.

Renforcer la sécurité en définissant qui a accès à quel endroit et à quelle information grâce à une micropuce implantée dans la main des employés: l'idée séduit des grandes entreprises britanniques. Plusieurs d'entre elles sont en discussion avec la société suédoise Biohax pour doter leur personnel de cette technologie, selon «The Telegraph». Sa concurrente britannique Bioteq a déjà vendu plus de 150 implants qui fonctionnent sur le même principe qu'une puce pour animaux, a rappelé «The Guardian».

Risques d'abus

La perspective d'une généralisation du micropuçage inquiète autant les milieux patronaux que les employés. «Il va donner aux patrons encore plus de pouvoir et de contrôle sur leurs travailleurs», a dénoncé le principal syndicat du pays. Qui craint non seulement une atteinte à la vie privée des employés, mais aussi une pression sur les salariés afin qu'ils acceptent de se faire implanter le dispositif entre le pouce et l'index.

La Confédération de l'industrie britannique (CBI), plus grande organisation d'entreprises du pays, est elle aussi réticente à l'usage généralisé de cette technologie, qu'elle qualifie d'inconfortable. Elle préférerait que les entreprises se concentrent sur «des priorités plus immédiates».

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