Actualisé 25.03.2012 à 18:21

Pampigny (VD)

Pause café pour digérer le départ de son animal

Micaëla Gsponer a adapté le concept des cafés-deuil pour ceux qui ont perdu leur fidèle compagnon à quatre pattes.

de
Caroline Gebhard
Micaëla et Filou, qu'elle a adopté après le deuil de Rouck.

Micaëla et Filou, qu'elle a adopté après le deuil de Rouck.

«Je reçois beaucoup d'appels de gens qui ont perdu leur animal il y a longtemps et qui n'osent pas en parler car leur entourage ne comprend pas leur peine.» Une année après le lancement de Funeradog, entreprise de pompes funèbres pour animaux, Micaëla Gsponer a décidé de resserrer son activité autour du soutien aux maîtres endeuillés. Avec les cafés-deuil, qui seront lancés en mai, elle souhaite offrir un espace de dialogue. Ces rencontres s'adressent à ceux qui «ont besoin d'être écoutés et de sortir ce qu'ils ont à l'intérieur pour aller de l'avant dans leur cheminement».

Pour Rosette Poletti, présidente de l'association «Vivre son deuil», les réactions psychologiques sont les mêmes lors du décès d'un proche ou d'un compagnon à quatre pattes. Il y a cinq ans, son association a d'ailleurs créé une ligne d'écoute pour ceux qui ont perdu leur animal. Les rencontres proposées par Funeradog permettront peut-être de prolonger cette démarche d'échange. C'est que, selon Rosette Poletti, les maîtres ne trouvent pas forcément leur place au sein des cafés-deuil dits «classiques»: «Ils se sentent peut-être moins libres face à quelqu'un qui a perdu un enfant par exemple.»

Micaëla Gsponer est bien placée pour savoir que le traumatisme peut être profond et nécessiter un suivi. «J'ai rencontré quelqu'un qui travaillait avec son chien. Lorsqu'il est mort, il a perdu son collègue de travail.»

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