Paypal.fr victime d'un groupe d'escrocs

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Paypal.fr victime d'un groupe d'escrocs

Au moins dix-neuf personnes et le site de paiement en ligne paypal.fr ont été victimes d'une escroquerie impliquant un jeune Tunisien habitant à Tunis, cerveau présumé du dispositif, et quatre personnes domiciliées en France.

Les quatre personnes domiciliées en France -à Montpellier, Rennes, Toulouse et Valenciennes- ont été mises en examen pour escroquerie en bande organisée et recel d'escroquerie en bande organisée. Le «cerveau» présumé de cette escroquerie aurait attiré des Internautes avec une fausse page d'accueil du site de paiement en ligne paypal. Disposant des noms d'utilisateurs et des mots de passe des victimes, il aurait eu ainsi l'accès à des milliers de comptes.

«De chaque compte piraté, il virait entre 50 et 1.500 euros sur les comptes paypal de ces quatre complices basés en France», a précisé la commissaire principale Marjorie Ghizoli, commandant de la sûreté départementale, lors d'une conférence de presse au commissariat central de Montpellier. Avec cet argent, les «mules» complices achetaient sur des sites spécialisés du matériel hi-tech, envoyé en Tunisie. Dix mille victimes potentielles auraient été identifiées en France.

L'alerte est partie de Montpellier en février. «La société Chronopost nous a appelés pour un paiement réalisé en vue d'un envoi de matériel en direction de la Tunisie», a précisé un enquêteur de la brigade financière. «Les services de Chronopost ont constaté que le compte paypal n'était pas valide. Cela nous a permis d'interpeller la personne, un jeune étudiant en BTS, qui s'était présenté dans un bureau de Poste de Montpellier».

«Nous avons découvert chez lui du matériel hi-tech et des bordereaux Chronopost et Colissimo d'envoi de matériel en Tunisie. Avec l'étude de son ordinateur, on a vu qu'il avait été contacté par Internet. La proposition consistait à acheter du matériel hifi avec de l'argent versé sur son compte paypal, à envoyer ce matériel au commanditaire tunisien et à acheter avec la 'monnaie' ce qu'il voulait», a-t-il expliqué.

Une commission rogatoire internationale a été délivrée pour interpeller le commanditaire présumé, un lycéen de 17 ans. «Déjà identifié», selon Marjorie Ghizoli, il est parent de la personne mise en examen à Toulouse. Ne pouvant à ce jour être arrêté, il peut continuer à agir, a souligné Marjorie Ghizoli. (ap)

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