Genève: Paysans et citoyens unis pour une alternative

Actualisé

GenèvePaysans et citoyens unis pour une alternative

Le Mouvement pour une agriculture paysanne et citoyenne a fêté samedi sa naissance à Genève. Il regroupe 25 membres.

par
Maria Pineiro
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Les membres du MAPC ont présenté leur mouvement sur la plaine de Plainpalais.

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Les membres du MAPC ont présenté leur mouvement sur la plaine de Plainpalais.

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Les membres du MAPC ont présenté leur mouvement sur la plaine de Plainpalais.

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Les caprices du ciel n'ont pas entamé l'enthousiasme des participants à la fête de lancement du Mouvement pour une agriculture paysanne et citoyenne (MAPC). Samedi, sur la plaine de Plainpalais, l'heure était à la présentation du projet, mais également à la convivialité: four à pain, four à pizza, mini tracteurs pour enfants, bombe à céréales, poules, pressoir à pédales ainsi que planchettes d'apéro et bar ont attiré du monde.

La manifestation couronne une année et demi de préparation durant laquelle les membres du MAPC ont travaillé à construire le mouvement. Ce dernier rassemble des producteurs, transformateurs et distributeurs genevois qui ne se reconnaissent pas dans le système agro-alimentaire majoritaire. «L'alternative existe. Elle est là, explique Marie Brault, membre du comité du MAPC, en désignant les différents stands. Il s'agit de la faire connaître en lui donnant de la visibilité.» Parmi les objectifs à moyen terme, la création d'un label devrait permettre de mieux informer les consommateurs.

Répondre à des consommateurs de plus en plus concernés

«Nous voulons fonder une agriculture d'utilité publique, ajoute Lucie Buttex, membre. Recréer le lien entre le paysan et le consommateur, que nous voyons comme un consomm'acteur.» Pour elle, les membres du MAPC visent «une lucrativité limitée, il n'y a pas de volonté de croître de manière indéfinie. Le but, c'est de garder des structures de taille moyenne, et non de cultiver des terrains immenses».

Pour autant, insiste Marie Brault, «nous ne nous inscrivons pas en conflit avec l'agriculture industrielle, nous voulons représenter une alternative. Il s'agit de nous développer et d'essaimer pour répondre à la demande de consommateurs de plus en plus concernés par ce qui se trouve dans leur assiette».

Le MAPC ne veut pas concurrencer le syndicat Uniterre. Il vise néanmoins également à faire du lobbying afin, notamment, de faire reconnaître les structures de petite taille et de leur permettre d'accéder aux aides de l'Etat, «trop souvent calibrées pour les exploitations industrielles. A terme, il faudrait se passer de subventions et passer à un système dans lequel les produits sont rétribués à leur juste valeur», conclut Lucie Buttex.

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