VALAIS - PDG: vers un retour progressif à une saine collaboration?
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VALAISPDG: vers un retour progressif à une saine collaboration?

L’Association de soutien de la Patrouille des Glaciers n’a pas commis d’infraction pénale. Cette révélation de l’Inspection valaisanne des finances pourrait ramener un peu de sérénité en vue de l’édition 2022.

par
Fabrice Zwahlen
En 2018, 1600 patrouilles avaient participé à la Patrouille des Glaciers, dont l’édition 2020 a été annulée à cause de la pandémie de Covid-19.

En 2018, 1600 patrouilles avaient participé à la Patrouille des Glaciers, dont l’édition 2020 a été annulée à cause de la pandémie de Covid-19.

LMS/A

Le rapport de lInspection cantonale des finances (IF) du canton du Valais concernant la gestion de la Patrouille des Glaciers a été rendu public, ce jeudi. Aucune infraction pénale n’a été commise par les membres de l’Association de soutien, de gestion et de promotion de la Patrouille des Glaciers (ASPdG). En revanche, des conflits d’intérêts et «un manque de sensibilité» par rapport à la rémunération des membres du comité directeur sont pointés du doigt. L’IF conclut que les rémunérations pour une activité accessoire dépassent le niveau auquel on peut s’attendre au sein d’une association. Par conséquent, l’organe de contrôle estime que «les aides financières du canton doivent être diminuées».

Il y a dix jours, l’un des membres valaisan de l’ASPdG a été exclu pour manque de collégialité et l’association a choisi de publier plusieurs documents sur son site Internet, désireuse de jouer la transparence sur sa gestion et son fonctionnement.

Plus main dans la main

Dans le cadre de la Patrouille, l’ASPdG gère le marketing et recherche des partenaires et des sponsors. Le Département fédéral de la défense (DDPS), la gestion sportive de l’épreuve (la logistique, l’opérationnel). Problème: les deux entités ne fonctionnent plus main dans la main.

L’armée avait suspendu sa collaboration, le 6 novembre 2020. Elle invoquait des «différends au sein de l’entité et invitait l’ASPdG à les régler». La gestion financière de son comité directeur était pointée du doigt. Depuis lors, un audit externe a été mené. Ses conclusions ont permis à l’armée d’annoncer une reprise de la collaboration dès février.

Médiation improductive

Le 16 avril, c’était au tour de l’ASPdG de demander une médiation à l’Armée suisse. Cette séance de «crise» n’a pas permis de trouver un consensus. L’ASPdG a alors suspendu.

La semaine dernière, le président du Gouvernement, Frédéric Favre avait indiqué le choix de l’État du Valais de renoncer à déléguer un membre au sein de l’ASPdG. Et ce pour une question de risque de conflits d’intérêts.


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