Vaud: Pédopsychiatrie: le canton face à une pénurie de lits?
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VaudPédopsychiatrie: le canton face à une pénurie de lits?

Après des semaines d'attente, Logan a enfin pu être hospitalisé. Son cas est peut-être révélateur d'un problème plus global. Des spécialistes se penchent sur la question.

par
Caroline Gebhard
Logan attendait d'être hospitalisé depuis le mois de janvier.

Logan attendait d'être hospitalisé depuis le mois de janvier.

Plus de 30 crises d'épilepsie en trois semaines. Pour Logan, 6 ans, la lutte contre la maladie est loin d'être finie. Mais il a gagné un premier combat: après des semaines d'attente, le petit garçon a été hospitalisé au service de pédopsychiatrie de l'Hôpital de l'enfance, à Lausanne. Ses parents se battaient depuis le début de l'année pour cette prise en charge, repoussée à maintes reprises par manque de place dans les hôpitaux. Le séjour de Logan en milieu médical doit permettre d'évaluer les troubles du comportement dont il souffre, en sus de sa maladie.

«On attendait ça depuis longtemps. Les médecins trouveront peut-être un autre trouble psychiatrique», souffle Caroline, la maman. Si Logan a dû attendre avant d'être admis en pédopsychiatrie, il n'est pas le seul. «La situation est tendue du point de vue des lits, c'est une réalité, commente Laurent Holzer, médecin-adjoint au service universitaire de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du CHUV. Mais pourquoi ça coince? Plusieurs facteurs sont à prendre en compte, comme la durée moyenne de séjour et les solutions en aval de l'hospitalisation.» Pour tenter d'y voir clair, un groupe de travail se penche sur la question des urgences en pédo-psychiatrie. D'ici à l'été, un premier rapport devrait permettre d'avoir une vision plus globale du dispositif afin d'évaluer s'il manque effectivement des lits dans le canton.

Le ministre de la Santé est intervenu

«J’ai parlé de ce cas avec le directeur du CHUV. Une solution a pu être trouvée», indique Pierre-Yves Maillard. Sitôt informé de l’histoire de Logan, le ministre vaudois de la santé s’était inquiété de son sort. L’élu entend désormais s’entretenir avec les responsables du CHUV pour tenter de savoir s’il existe des difficultés d’ordre général sur le plan des hospitalisations en pédopsychiatrie ou «s’il s’agissait d’un problème d’orientation» du jeune patient.

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