Genève: Peine confirmée pour avoir tué son beau-père

Actualisé

GenèvePeine confirmée pour avoir tué son beau-père

Un homme avait abattu le père de sa compagne devant ses yeux et ceux de leur fille en 2012 à Vernier (GE). Il écope à nouveau de 14 ans de prison.

par
ats/jcu
1 / 7
Samedi 28 janvier, un homme qui venait chercher sa fillette a abattu son ex-beau-père.

Samedi 28 janvier, un homme qui venait chercher sa fillette a abattu son ex-beau-père.

AFP
Le drame a eu lieu au 18bis de la rue Jean-Simonet, à Châtelaine, dans la banlieue genevoise.

Le drame a eu lieu au 18bis de la rue Jean-Simonet, à Châtelaine, dans la banlieue genevoise.

Keystone/AP
Les traces du drame sont encore visibles devant la fenêtre de l'appartement.

Les traces du drame sont encore visibles devant la fenêtre de l'appartement.

Keystone/AP

La Chambre pénale d'appel et de révision de Genève a confirmé mardi la peine de prison de quatorze ans infligée à un homme qui avait abattu son beau-père à Vernier (GE) en janvier 2012. Cette lourde peine est à la hauteur de la faute, estiment les juges.

Des éléments positifs sont sortis pendant les débats en appel, mais la prise de conscience n'est pas encore complète, selon la Chambre pénale d'appel et de révision. Les juges ont également écarté l'émotion violente comme circonstance atténuante.

Le drame s'est déroulé en janvier 2012. L'homme qui comparaissait mardi devant la justice était venu récupérer sa fille de 3 ans au domicile de ses beaux-parents à Vernier. L'homme s'y est rendu lourdement armé avec un revolver, un chargeur plein, un couteau et un spray au poivre. Il était alors en conflit avec sa belle-famille.

Fillette mise en danger

Repoussé par son ex-compagne qui logeait chez ses parents, l'homme est quand même rentré dans l'appartement. Son beau-père l'a giflé et et l'a éjecté hors de son domicile. Fou de rage, l'homme est ensuite rentré après avoir brisé une porte-fenêtre et a tiré sur son beau-père.

Les juges retiennent aussi la mise en danger de la vie d'autrui. L'homme savait qu'en tirant dans un endroit exigu, les personnes qui s'y trouvaient, dont sa fille, étaient en danger de mort. Il a agi avec une absence de scrupule, selon les juges.

L'avocat du meurtrier, Me Robert Assaël, a indiqué qu'il saisirait le Tribunal fédéral. Les juges ont par ailleurs revu à la hausse les indemnités accordées aux cinq membres de la famille de la victime. La mise en danger de la vie d'autrui et la perte d'un être cher n'avaient pas assez été prises en considération, selon la Chambre pénale d'appel et de révision.

Il s'agissait de la deuxième fois que l'homme était jugé en appel. Le jugement précédent avait en effet été cassé par le Tribunal fédéral. La juge qui présidait les débats ne s'était pas rendu compte qu'elle avait atteint l'âge de la retraite.

Ton opinion