Actualisé 11.07.2007 à 08:54

Peine de mort confirmée pour les infirmières bulgares

Les cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien étaient accusés par la justice libyenne d'avoir propagé le virus du sida.

L'audience a duré cinq minutes et s'est tenue en l'absence des six accusés.

Cette cour avait mis son jugement en délibéré à l'issue de l'audience du 20 juin. Au cours de celle-ci, le procureur avait requis la confirmation de la peine de mort à l'encontre des six condamnés, accusés d'avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi (deuxième ville de Libye), dont 56 sont décédés.

Mardi soir, la Fondation Kadhafi, une association caritative présidée par Seif Al-Islam Kadhafi, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, avait annoncé que les familles des enfants morts ou malades avaient accepté des compensations financières, ce qui permettra un règlement de l'affaire.

Cependant l'accord «n'aura aucune incidence sur le verdict de la Cour suprême», avait indiqué une source officielle libyenne. «L'affaire sera réglée ensuite par le Conseil supérieur des instances judiciaires», la plus haute instance judiciaire du pays, avait ajouté cette source. Celle-ci pourrait décider de commuer les peines capitales en peines de prison.

Les infirmières Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova ainsi que le médecin Achraf Joumaa Hajouj, sont détenus depuis 1999.

(ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!