Actualisé 13.07.2016 à 10:30

Tribunal fédéral

Peines définitives après le meurtre de Cointrin

L'assassinat d'un homme d'affaires à Cointrin (GE), en novembre 2008, a trouvé son épilogue.

photo: Keystone/ARCHIVES - PHOTO D'ILLUSTRATION

Après avoir rejeté le recours du tueur à gages, en 2014, le Tribunal fédéral a débouté une femme de 72 ans et un palefrenier qui avait établi les contacts entre les protagonistes.

Reconnue coupable de complicité d'assassinat, la septuagénaire avait avancé la somme de 25'000 francs, soit la moitié du montant que sa fille, épouse de la victime, avait versé au tueur. Cette veuve âgée, qui avait mené une vie irréprochable jusqu'aux faits fatidiques, n'échappera pas à une condamnation à six ans de prison.

Selon le TF, sa faute est grave car «elle a prêté son concours à une entreprise criminelle tendant à supprimer une vie humaine». Elle «a agi avec froideur et avec une grande détermination».

Mobile «égoïste et futile»

De plus, son mobile était «égoïste et futile». Elle voyait dans l'élimination de son gendre, qu'elle n'avait jamais apprécié, «la solution à une situation déplaisante».

Un palefrenier, qui avait mis en contact la septuagénaire et sa fille avec le tueur à gages, est lui aussi définitivement condamné. Dans un autre arrêt qu'il vient de diffuser, le TF a confirmé sa condamnation.

Influence déterminante

L'homme écope d'une peine de dix ans de prison pour instigation d'assassinat. Son rôle n'a pas été que secondaire, souligne Mon Repos. Lui et l'épouse de la victime ont «exercé une influence déterminante sur la formation de la volonté de l'assassin».

Ce dernier, le tueur à gages, avait vu son recours rejeté par le TF en novembre 2014. Lui et la femme de la victime, instigatrice de ce meurtre, purgent actuellement une peine de seize ans de prison.

Présence attestée

Le drame s'était déroulé en novembre 2008. Un homme d'affaires aisé avait été abattu pendant son sommeil dans son appartement tout proche de l'aéroport de Genève. Le tueur, un Fribourgeois domicilié à Avenches (VD) au moment des faits, avait pénétré dans le logement en passant par le toit de l'ascenseur.

Il avait perçu 50'000 francs pour commettre son crime. Jusqu'au bout, il a nié être l'auteur de l'assassinat même si sa présence la nuit du crime a été attestée dans les environs de l'aéroport. L'homme a également été désigné comme étant le tueur par la femme de la victime et la mère de cette dernière. (arrêts 6B_1276/2015 et 6B_1271/2015 du 29 juin 2016) (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!