Bâle: Pendulaires bernés par un faux abonnement
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BâlePendulaires bernés par un faux abonnement

Une association a envoyé à plusieurs Bâlois des titres de transport censés leur permettre de voyager gratuitement pendant une semaine. Mais les abos étaient des faux...

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Matthias Kempf/ofu

«Félicitations! Vous êtes une des cent personnes sélectionnées pour notre test.» C'est ainsi que commence la lettre envoyée la semaine passée à plusieurs habitants de la région bâloise. L'expéditeur est une association nommée Organisation Freie Fahrt Basel et basée à Arlesheim (BL). Selon ses propres dires, elle est indépendante et souhaite que l'utilisation gratuite des transports publics constitue un droit fondamental des citoyens.

Les lettres étaient accompagnées d'un «abonnement test» qui permet à ses détenteurs de voyager gratuitement pendant une semaine sur le réseau des transports publics bâlois. Seule condition: envoyer un e-mail à l'association pour lui faire part de ses impressions.

Reste que la bonne surprise a eu des répercussions négatives pour plusieurs Bâlois. «Lundi, j'utilisais les transports publics et j'ai été pris dans un contrôle. Il s'est avéré que l'abonnement était un faux. Le contrôleur m'a dit qu'il n'avait encore jamais entendu parler de cette association et m'a donné une amende de 100 francs. C'est un scandale! Je me suis fait avoir par une bande de rigolos qui s'amuse à envoyer des abonnements qui n'existent pas», s'énerve un lecteur.

Le Ministère public au courant de l'affaire

Contactés, les transports publics bâlois (BVB) confirment avoir connaissance des faux titres de transport. «Une dame s'est présentée à l'un de nos guichets et nous a demandé si son abonnement était valable», explique la porte-parole Simone Schwab. La société Baselland Transport AG (BLT) n'était, elle, pas au courant de l'affaire lorsque nos collègues de «20 Minuten» l'ont contactée. Après vérification, BLT affirme qu'une voyageuse a été mise à l'amende parce qu'elle voyageait avec l'abonnement en question. Elle sera contactée et ne devra pas payer, assure la compagnie.

Tous les efforts de «20 Minuten» pour contacter Organisation Freie Fahrt Basel sont restés vains. L'association possède bel et bien un site internet, mais sur celui-ci seul son logo est visible. L'adresse mentionnée sur la lettre n'existe pas et le numéro de téléphone n'est pas attribué. Le Ministère public bâlois a été informé de la situation.

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