Actualisé 29.03.2017 à 04:40

Présidentielle française

Penelope Fillon fait face aux juges ce mardi

La femme du candidat de droite à l'élection présidentielle doit se rendre mardi chez les magistrats financiers. Elle pourrait être inculpée.

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Marine Le Pen a appelé vendredi les électeurs de la gauche radicale à «faire barrage» à son rival centriste Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle en France. (Vendredi 28 avril 2017)

Marine Le Pen a appelé vendredi les électeurs de la gauche radicale à «faire barrage» à son rival centriste Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle en France. (Vendredi 28 avril 2017)

AFP
Marine Le Pen est arrivée mercredi à l'heure du déjeuner devant l'usine Whirlpool à Amiens... (Mercredi 26 avril 2017)

Marine Le Pen est arrivée mercredi à l'heure du déjeuner devant l'usine Whirlpool à Amiens... (Mercredi 26 avril 2017)

Keystone
... au moment même où son adversaire à la présidentielle française Emmanuel Macron s'entretenait en ville avec des délégués syndicaux de l'entreprise. (Mercredi 26 avril 2017)

... au moment même où son adversaire à la présidentielle française Emmanuel Macron s'entretenait en ville avec des délégués syndicaux de l'entreprise. (Mercredi 26 avril 2017)

Keystone

Penelope Fillon, l'épouse du candidat de la droite François Fillon, est attendue mardi chez les juges en vue d'une inculpation. Elle est au coeur d'un scandale sur des emplois fictifs présumés qui envenime depuis deux mois la campagne présidentielle en France.

Penelope Fillon doit se rendre en principe ce mardi chez les magistrats financiers, selon une source proche du dossier, à moins d'une audition décalée par souci de discrétion comme le fut celle de son époux, avancée à la veille de la date prévue.

François Fillon a été mis en examen (inculpé) le 14 mars, notamment pour détournement de fonds publics. Une première pour un candidat majeur à la présidentielle française. L'enquête a été élargie à des soupçons de trafic d'influence après des révélations sur des costumes de luxe offerts par un ami, mais aussi à des soupçons d'escroquerie aggravée et de faux.

L'inculpation qui correspond à des indices «graves ou concordants» n'est pas automatique: Penelope Fillon peut aussi être placée sous le statut de «témoin assisté», intermédiaire entre l'inculpation et le statut de témoin.

Parti favori dans la campagne, François Fillon, 63 ans, a chuté dans les sondages pour le premier tour prévu le 23 avril après des révélations fin janvier sur des emplois fictifs présumés attribués à son épouse Penelope et de deux de ses enfants et financés par des milliers d'euros d'argent public.

«Tuer Fillon»

Pour se défendre, François Fillon dénonce un «complot», une «machination» destinée selon lui à empêcher la droite de remporter la présidentielle et accuse le président François Hollande d'animer un «cabinet noir». «La seule façon de sauver la gauche, c'est de tuer Fillon», a-t-il lancé vendredi lors d'un meeting à Biarritz (sud-ouest).

Le chef d'Etat a condamné avec la plus grande fermeté ces «allégations mensongères», dénonçant «un trouble insupportable» à la campagne présidentielle et assurant que depuis son élection en 2012, «l'exécutif n'est jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire et a toujours respecté strictement l'indépendance de la magistrature».

Emplois cumulés

Entre 1986 à 2013, par période, l'épouse discrète a perçu 680'380 euros net, soit environ 3600 euros mensuels en moyenne, comme assistante à l'Assemblée nationale de son mari ou de son ancien suppléant, Marc Joulaud, inculpé vendredi pour détournement de fonds publics. Penelope Fillon a aussi été employée dans un magazine, La Revue des deux mondes, dont le propriétaire est un proche de son mari: sans être jamais allée sur place, elle a touché un salaire de 5000 euros bruts, entre mai 2012 et décembre 2013, cumulant avec un contrat d'assistante parlementaire à partir de juillet 2012, lorsque son mari est redevenu député.

Les enquêteurs cherchent à savoir si ces emplois, aux contours flous, étaient effectifs. Le clan Fillon a vigoureusement défendu le contenu du travail accompli dans l'ombre de l'ex-député, en arguant que sa permanence était à leur domicile dans la Sarthe (ouest). François Fillon a détaillé des «tâches simples mais essentielles» comme la gestion du courrier et de l'agenda et la préparation des discours. Mme Fillon a affirmé avoir remis aux enquêteurs des preuves de son travail, «des courriers avec des notations», «des échanges de mails», pour les périodes les plus récentes. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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