Percutant, Sinik transforme le festival en Rap Oz'Arènes
Actualisé

Percutant, Sinik transforme le festival en Rap Oz'Arènes

«Soit on sort de l'ombre, soit on tombe.» Le rappeur du 91 a choisi la première option.

Son deuxième album, «Sang froid», a été double disque d'or en moins de deux mois. En pleine ascension, Sinik dénonce ce que tout le monde pense tout bas. Rencontre avec un artiste sincère, qui se consacre entièrement à sa musique et qui fuit les boîtes de nuit.

– Croyez-vous en la liberté d'expression dans un pays dit «libre» comme la France?

– Je ne crois ni en la liberté de la presse ni en la liberté d'expression. Et ça ne va pas s'arranger. La France est un pays de plus en plus conservateur. On ne peut plus rien dire. En France, on peut penser, mais pas trop fort!

– Après avoir été attaqué en justice en mars dernier, suite aux propos tenus dans la chanson «Il faut toujours un drame», allez-vous continuer à penser trop fort?

– Je continuerai à dire ce que je pense haut et fort, au risque d'avoir un autre procès. Je suis quelqu'un d'authentique. ça fait plus de dix ans que c'est comme ça et ça ne changera pas.

– Faut-il provoquer aujourd'hui pour vendre des albums?

– C'est la sincérité qui paie, pas la provocation! Un artiste qui se fout de la gueule du monde et ne respecte pas son public ne dure pas.

– Que fait Sinik lorsqu'il ne fait pas de musique?

– Je consacre 90% de mon temps à la musique. Je suis dans un délire de création depuis deux ou trois ans. Je charbonne, c'est-à-dire je travaille beaucoup. Les 10% restants, je me repose chez moi. Je ne suis pas un mec de la night. Je n'aime pas me montrer pour le plaisir de me montrer.

– Des projets en vue avec Diam's?

– Un album commun se prépare pour la rentrée 2007.

Sabrine Gilliéron

Ton opinion